Maison des Parlementaires : reprise des fouilles

Vignette
photo-maquette du projet de la maison des parlementaires
Parlement de Wallonie
En ce début de mois de mai, le chantier archéologique de la future Maison des Parlementaires a repris dans le respect des mesures sanitaires liées au Covid-19. Pour rappel, le 20 avril dernier, le Parlement de Wallonie et l’Agence wallonne du Patrimoine (AWaP) étaient parvenus à un accord afin que le travail puisse se poursuivre après la période de confinement.

Dans cette vidéo, Raphaël Van Mechelen, archéologue à l'Agence wallonne du Patrimoine (AWaP) fait le point sur l'état d'avancement des recherches. On peut y découvrir également la manière dont les archéologues doivent s'adapter afin d'appliquer le strict respect des mesures sanitaires. Ce chantier de fouilles constitue à cet égard une première en matière d'adaptation des méthodes et des équipements aux conditions de distanciation sociale.

Cette reprise des fouilles nécessite différents aménagements de la part du Parlement. Il s'agit principalement de mettre à disposition des archéologues davantage d'espace disponible. Celui-ci doit permettre une évacuation régulière et rapide des terres sur la zone de chantier, l'installation de cabines de chantier supplémentaires sur le parking et la mise à disposition d'un lieu de stockage temporaires des terres dans des « bigs-bags » avant leur expédition sur un site de traitement.

En effet, les opérations de tamisage qui auraient normalement dû avoir lieu sur le site et pendant la fouille doivent être différées et traitées sur un autre site afin de de maximiser le délai restant sur le terrain.

Concrètement, et conformément aux mesures sanitaires liées au coronavirus, l'AWaP met tout en œuvre pour libérer l'emprise au sol d'ici le 31 mai tout en garantissant la qualité scientifique du travail archéologique et la sécurité de ses travailleurs.

S'il est évident que les circonstances imposées par la pandémie ne permettront pas d'atteindre les objectifs initialement visés, une adaptation des méthodologies et une priorisation rigoureuse des problématiques archéologiques doivent permettre de rencontrer les exigences minimales dictées tant par le cadre administratif que par la communauté scientifique.

 

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