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Gouvernement wallon du 13 mai 2026

 

La Wallonie confirme son engagement pour une exploration responsable des ressources stratégiques du sous-sol

Le Gouvernement wallon, sous l’impulsion de François Desquesnes, Ministre en charge des richesses naturelles, confirme son engagement en faveur d’une exploration responsable des ressources stratégiques du sous-sol. Il a approuvé une nouvelle version du Programme d’Exploration National (PEN) concernant les matières premières critiques. Ce programme constitue une étape importante pour mieux connaître les ressources présentes sur notre territoire, en particulier celles qui sont indispensables à la transition énergétique. Il permet aussi à la Wallonie de contribuer activement à la mise en œuvre du Critical Raw Materials Act, adopté par l’Union européenne en mai 2024.

 

Un accord technique pour avancer de manière coordonnée

 

Le Gouvernement wallon avait déjà validé le contenu général du programme d’exploration national le 10 juillet 2025. Cette première étape avait permis de confirmer la volonté de la Wallonie de contribuer pleinement à l’effort belge et européen en matière de matières premières critiques.

Depuis lors, des échanges techniques ont été menés entre les différentes parties concernées (la Wallonie, la Flandre et le Fédéral) afin de préciser certains aspects du texte, notamment en matière de gouvernance, de rôle de coordination et de transmission des données. Ces discussions ont abouti à un accord technique, validé le 24 mars 2026 par l’ensemble des partenaires.

Ce nouvel accord prévoit cinq amendements. Ceux-ci ne modifient pas le contenu général du texte approuvé par le Gouvernement wallon en juillet 2025. Ils visent plutôt à clarifier les modalités de travail entre les partenaires belges, afin de garantir une mise en œuvre cohérente, transparente et efficace du programme.

Un accord de collaboration technique est également en cours d’élaboration. Il précisera les règles de gouvernance, avec la volonté de maintenir un seul point de contact au niveau belge pour les échanges avec l’Europe. Ce point de contact agira sur base d’une validation constante des partenaires du consortium, conformément aux procédures belges en matière de relations avec l’Union européenne.

 

Une réponse concrète aux enjeux européens

 

La transition vers une énergie propre demande des matières premières de plus en plus nombreuses : lithium, terres rares, germanium, cuivre, et bien d’autres. Ces ressources sont essentielles pour produire des voitures électriques, des panneaux solaires, des éoliennes, mais aussi des téléphones, des ordinateurs ou certains alliages métalliques.

L’Union européenne souhaite pouvoir extraire au moins 10 % de ses besoins annuels en matières premières stratégiques d’ici 2030. Pour y parvenir, chaque État membre doit mettre en place un programme d’exploration ciblé. En Belgique, le ministre fédéral David Clarinval est chargé de la coordination du projet de programme et de son envoi à la Commission européenne, avec la contribution active des Régions.

 

Une méthode rigoureuse, sobre et responsable

 

Le programme d’exploration national prévoit une série d’études géologiques, scientifiques et techniques. L’objectif est d’identifier les zones présentant un potentiel, sur base de données existantes : cartes géologiques, analyses géochimiques, archives universitaires et autres informations déjà disponibles.

Ces données seront modernisées grâce à des outils d’analyse actuels. Cette méthode permet d’avancer avec prudence, sans précipitation, en utilisant au mieux les connaissances déjà acquises. Elle garantit aussi que chaque euro public soit utilisé de manière utile, réfléchie et efficace.

Sur les six zones d’exploration prédéfinies par le programme, cinq se situent totalement ou partiellement en Wallonie. La déclinaison wallonne du programme accordera une attention particulière au projet de Télescope Einstein, afin que l’exploration du sous-sol n’ait pas d’impact sur sa mise en œuvre.

 

Une vision claire pour le territoire wallon

 

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Code wallon de la gestion des ressources du sous-sol, entré en vigueur le 1er juillet 2024. Ce Code prévoit notamment la mise en place d’un plan stratégique et d’une gouvernance adaptée aux enjeux liés au sous-sol.

 

Dans l’attente de l’arrêt de la Cour constitutionnelle sur un recours introduit contre ce Code, le Gouvernement wallon poursuit son travail d’anticipation. Il pose les bases d’une gestion responsable, transparente et durable des ressources wallonnes.

 

« C’est une avancée importante pour la Wallonie. Mieux connaître notre sous-sol, c’est nous donner les moyens de faire les bons choix pour demain. Cette cartographie ne signifie pas qu’une exploitation aura lieu. Elle vise d’abord à disposer d’une information fiable, utile et partagée. Nous avançons avec méthode, responsabilité et transparence, au service des citoyens et de l’intérêt général », souligne François Desquesnes, Ministre du Territoire en charge des richesses naturelles

 

L’approbation de cette nouvelle version du programme d’exploration national illustre la volonté du Gouvernement wallon de préparer l’avenir avec responsabilité : contribuer à l’autonomie stratégique européenne, tout en garantissant une gestion durable, réfléchie et transparente des ressources naturelles de notre territoire.

Été solidaire 2026 : plus de jeunes engagés au service des communes wallonnes

Le Gouvernement wallon, sous l’impulsion de François Desquesnes, Ministre des Pouvoirs locaux, reconduit l’opération « Été solidaire, je suis partenaire » en 2026. Cette opération permettra cette année à plus de 3000 jeunes Wallonnes et Wallons âgés de 15 à 21 ans de vivre une première expérience de travail utile, concrète et valorisante au sein de leur commune, entre le 1er juillet et le 31 août 2026. Grâce à une augmentation du budget par rapport à 2025, davantage de jeunes pourront être engagés cet été. La Wallonie renforce ainsi son soutien aux communes et offre à plus de jeunes la possibilité d’accéder à un job qui a du sens et qui est ancré dans la vie locale. La Wallonie soutiendra les communes à hauteur de 560 euros par jeune, soit 70 heures prestées à 8 euros nets de l’heure, pour un budget global de 1.770.160 euros. 

 

Une clé de répartition transitoire, plus proche des réalités locales

Pour 2026, le Gouvernement wallon valide une adaptation transitoire de la clé de répartition du nombre de jeunes entre communes. Cette évolution vise à mieux tenir compte des besoins sociaux locaux, tout en garantissant la stabilité du dispositif.

La répartition reposera désormais sur deux éléments : la population communale et un indicateur spécifique à l’opération, construit autour de trois dimensions essentielles : la citoyenneté, le travail et l’épanouissement.

 

Pour accompagner progressivement le passage vers ce nouveau mode de calcul, un mécanisme de correction est prévu. Concrètement, chaque commune pourra continuer à offrir au moins autant de jobs aux jeunes qu’en 2025. Les possibilités d’engagement supplémentaires seront également encadrées afin de garantir un déploiement équilibré sur l’ensemble du territoire : elles ne pourront pas dépasser 20 jobs supplémentaires par commune.

Grâce au renforcement du budget consacré à l’opération, davantage de jobs utiles, concrets et valorisants pourront être proposés aux jeunes Wallonnes et Wallons. Cette méthode permet de mieux répondre aux réalités locales, tout en veillant à une répartition juste, progressive et responsable des moyens publics.

 

Des projets utiles pour les jeunes et pour les citoyens

 

Les communes pourront proposer des projets dans deux grands axes : les activités sociales et les activités techniques ou logistiques.

Il pourra s’agir, par exemple, d’actions de solidarité envers des personnes isolées, âgées ou en difficulté, d’activités avec des bénéficiaires d’institutions, de travaux d’entretien d’espaces verts, d’actions de propreté publique, de soutien logistique ou encore de tâches administratives.

 

« Au-delà d’un job d’été, Été solidaire est une expérience humaine, sociale et citoyenne. Les jeunes ne sont pas seulement engagés pour accomplir des tâches : ils participent à des projets concrets, rencontrent des habitants, découvrent les réalités de leur commune et contribuent, à leur échelle, à renforcer les liens de proximité. » explique François Desquesnes, Ministre des Pouvoirs locaux.

 

Les partenariats avec les CPAS, associations locales, maisons de jeunes, acteurs sociaux, culturels ou sportifs sont fortement encouragés. L’objectif est de permettre aux jeunes de découvrir un travail valorisant, de développer leurs compétences et de contribuer à la vie collective de leur commune.

 

Une attention particulière sera portée aux jeunes en situation de vulnérabilité. Au moins la moitié des jeunes engagés devront être confrontés à des difficultés sociales ou économiques. Le dispositif vise ainsi à donner une chance concrète à des jeunes qui n’ont pas toujours facilement accès à une première expérience professionnelle, tout en valorisant leur place dans la société et leur capacité à agir pour les autres. La mixité de genre reste également obligatoire pour toutes les communes.

 

Un cadre clair pour les communes

Les communes intéressées devront introduire leur projet en ligne via le Guichet des Pouvoirs locaux. 

Les projets retenus feront l’objet d’une notification via ce même guichet. Les rapports d’activités et financiers devront être remis pour le 30 septembre 2026 au plus tard.

 

« Je suis très heureux de reconduire Été solidaire en 2026, car cette opération donne une vraie chance à des jeunes de découvrir le monde du travail, tout en rendant des services concrets aux citoyens. En augmentant le budget par rapport à 2025, nous permettons à davantage de jeunes de vivre cette expérience. Ce n’est pas seulement un job d’été : c’est une occasion de se sentir utile, de prendre confiance, de rencontrer des citoyens et de contribuer à la solidarité locale. Nous voulons soutenir les communes, encourager les partenariats locaux et utiliser chaque euro de manière utile. Avec cette clé transitoire, nous avançons avec proactivité, sans fragiliser les communes, et avec une attention forte pour les jeunes qui en ont le plus besoin », souligne François Desquesnes.

 

Cette initiative illustre la volonté du Gouvernement wallon de soutenir les jeunes, de renforcer la cohésion sociale dans les communes et de financer des actions utiles et concrètes au service des citoyens. Elle rappelle aussi que l’engagement des jeunes est une force pour les communes.

 

Naissance de « La Locale » : un cadre commun pour moderniser la fonction publique

Le Gouvernement wallon a adopté en première lecture une réforme ambitieuse de la fonction publique locale, conformément à la Déclaration de politique régionale 2024‑2029. Cette réforme vise à renforcer la qualité des services publics de proximité et à doter les pouvoirs locaux d’un cadre commun, moderne, lisible et attractif pour la gestion de leur personnel.

« La Locale » : un cadre commun pour moderniser la fonction publique locale

La réforme ambitionne de créer une véritable fonction publique locale à l’échelle wallonne, baptisée « La Locale ». Elle regroupera l’ensemble des employeurs publics locaux : communes, CPAS, provinces, intercommunales, régies communales et provinciales autonomes ainsi que les associations Chapitre XII.

Cette nouvelle approche permet de dépasser les cloisonnements institutionnels et de favoriser une culture commune de gestion des ressources humaines, tout en respectant l’autonomie locale et les réalités territoriales. Elle vise ainsi à renforcer la coopération entre entités, la mobilité des agents et le partage des compétences au sein d’un ensemble cohérent.

Le contrat de travail comme règle d’emploi

À l’avenir, le contrat de travail (loi de du 3 juillet 1978) deviendra la norme pour tous les nouveaux engagements (hormis les grades légaux : directeur général, directeur général adjoint et directeur financier).

Cette évolution vise :

  • À renforcer l’attractivité de la fonction publique locale, dans un contexte de tensions sur le marché de l’emploi ;

  • À faciliter la mobilité entre pouvoirs locaux et les parcours professionnels mixtes ;

  • À offrir une gestion des ressources humaines plus souple et plus réactive. 

Les agents statutaires actuellement en fonction conserveront leur nomination. Pour ces agents nommés, des dispositions transitoires sont prévues mais dans un cadre d’extinction.

 

Des règles RH harmonisées et transparentes 

La réforme instaure un socle commun de règles décrétales (complémentaires à la loi de 78), applicables à l’ensemble des agents de la fonction publique locale, quel que soit leur employeur local, et couvrira les principaux moments de la carrière :

  • Recrutement et sélection, sur base de procédures objectives et professionnelles, confiées à l’administration et des jurys dépolitisés ;

  • Carrière, évaluation et formation, conçues comme des leviers de développement des compétences et de performance collective ;

  • Régime disciplinaire harmonisé ;

  • Fin de la relation de travail, avec des procédures claires et des garanties communes pour tous les agents ;

  • Congés de maladie, avec des règles harmonisées afin de favoriser l’équité et la mobilité.

Ces nouvelles règles assureront une égalité de traitement entre tous les membres du personnel de la « Locale » et faciliteront les perspectives de carrières grâce à des règles favorisant la mobilité et la valorisation des talents.

Une gestion des ressources humaines structurée autour de trois outils clés 

Afin de renforcer la lisibilité et de simplifier la gestion du personnel, chaque pouvoir local s’appuiera sur les trois outils obligatoires suivants :

  1. Un organigramme clair, précisant les fonctions, les responsabilités et la hiérarchie ; il permettra une gestion agile des RH et sera adaptable par l’exécutif local ;

  2. Un plan d’embauche annuel (intégré au budget), qui sera un outil permettant d’anticiper les besoins en personnel en toute transparence ;

  3. Un règlement de travail unique, regroupant un ensemble de modalités applicables au personnel de l’employeur permettant également de tenir compte de spécificités locales (sans pouvoir déroger au cadre régional).

Les autres outils actuels tels que le statut administratif et pécuniaire ainsi que le cadre sont donc supprimés.

Une fonction publique locale plus efficace au service des citoyennes et citoyens

Avec « La Locale », le Gouvernement wallon entend bâtir une nouvelle fonction publique locale :

  • Plus attractive, pour attirer les talents et offrir des perspectives de carrières plus larges avec une mobilité facilitée d’un pouvoir local à l’autre ;

  • Plus agile, grâce à un régime unique de travail, des règles de gestion simplifiée et une capacité d’adaptation rapide à l’évolution des besoins ;

  • Plus équitable, par l’harmonisation des règles à l’échelle régionale et la dépolitisation des processus des jurys et évaluations ;

  • Plus transparente, par une définition clairement identifiée des besoins en personnel via l’organigramme et le plan d’embauche.

François Desquesnes, Ministre wallon du Territoire : « Avec “La Locale”, nous posons les bases d’une fonction publique locale plus juste, plus lisible et mieux adaptée aux réalités d’aujourd’hui. Cette réforme renforce l’attractivité des pouvoirs locaux comme employeurs, tout en leur donnant un cadre commun moderne pour continuer à offrir un service public de proximité de qualité au bénéfice de tous les citoyens ». 

 

Chiffres clés de la fonction publique locale wallonne

 

  • 124 959 agents au total dans la fonction publique locale wallonne

  • Plus de 80 % d’agents contractuels et moins de 20 % de statutaires

  • Dans les 48.021 de personnel communal, il y a 82, 87 % de contractuels (17, 13% de statutaires)

  • Cpas et chapitre XII = 89, 27 % de contractuels (10, 73 % de statutaires)

  • Régies communales autonomies = 99, 30 % de contractuels (0, 70 % de statutaires)

  • Régies provinciales autonomes = 100 % de contractuels

  • Intercommunales = 81, 44 % de contractuels (18,56 % de statutaires)

  • Provinces = 39, 17 % de contractuels (60, 83 % de statutaires).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette décision illustre la volonté du Gouvernement wallon de construire des services publics locaux plus efficaces, plus transparents et plus proches des citoyens tout en garantissant aux travailleurs de la fonction publique locale un cadre clair, des règles plus équitables et un meilleur accompagnement professionnel. Le travail législatif se poursuivra dans une phase de concertation avec les représentants des employeurs et de ceux des travailleurs.

Un meilleur soutien à la Recherche, au Développement et à l’Innovation en Wallonie

Le Gouvernement wallon a adopté en première lecture un nouveau décret-cadre de la recherche. Sous l’impulsion du ministre de l’Économie, de l’Industrie et de la Recherche Pierre-Yves Jeholet, et du Ministre-Président Adrien Dolimont, cette réforme vise un objectif clair : transformer plus efficacement la recherche en activité économique et en emplois en Wallonie. 

Le décret modernise en profondeur un cadre devenu trop complexe et insuffisamment orienté vers les résultats, afin d’accélérer le passage de l’innovation vers la production et le marché.

 

Un recentrage nécessaire

 

Dans un contexte économique exigeant, la Wallonie doit faire des choix assumés : mieux utiliser l’argent public, accélérer la transformation de l’innovation en activité économique et renforcer la compétitivité des entreprises.

 

L’innovation n’est pas un luxe. C’est un levier pour créer de la croissance, de l’emploi et de l’attractivité.

 

Le diagnostic est sans équivoque :

 

  • Trop peu de résultats de la recherche se traduisent aujourd’hui en applications concrètes et en activité économique.

  • Le paysage institutionnel est devenu trop complexe et trop dispersé : multiplicité d’acteurs, superposition de programmes, manque de continuité le long de la chaîne d’innovation.

  • Le pilotage et l’évaluation manquent d’exigence en matière d’impact : indicateurs de performance insuffisamment définis et moyens trop dispersés pour générer un impact significatif.

 

Face à ces constats, et conformément à la Déclaration de politique régionale 2024-2029, le Gouvernement fait le choix d’un cadre plus simple, plus cohérent et plus efficace.

 

Respecter la nature de la recherche, renforcer l’exigence collective

La recherche ne débouche pas toujours sur un résultat immédiat, et c’est normal.

Explorer, tester, parfois ne pas aboutir fait partie intégrante du processus scientifique.

 

L’objectif n’est pas d’imposer une obligation de succès à chaque projet, mais une obligation de rigueur, de cohérence et de responsabilité dans l’utilisation des fonds publics.

Soutenir la recherche, oui. Mais avec une exigence définie : tirer un maximum de valeur ajoutée des investissements publics.

 

« Je veux doter la Wallonie d’un instrument moderne, lisible et opérationnel, capable de recréer de la dynamique, en transformant, au maximum, l’innovation en résultats concrets pour l’économie wallonne. La Wallonie investit beaucoup en recherche. Elle doit désormais en tirer davantage. » Pierre-Yves Jeholet, ministre de la Recherche. 

 

Ce décret s’inscrit dans la politique régionale (Digital Wallonia, Circular Wallonia) et s’articule avec les réformes de l’innovation déjà initiées.

 

Un mécanisme d’aides modernisé

 

Le nouveau décret-cadre met en place un dispositif plus souple, plus lisible et plus sélectif, notamment sur les projets à fort impact, aligné sur les priorités régionales.

 

Concrètement, il prévoit :

  • Des soutiens sous forme de subventions ou d’avances récupérables, alignés sur des priorités stratégiques claires, fixées par le Gouvernement ;

  • Un processus de sélection rigoureux, fondé sur des critères objectifs ;

  • Des indicateurs de performance adaptés à chaque type d’aide, notamment en termes d’impact économique régional ;

  • Une évaluation périodique du dispositif, tous les 7 ans (pour assurer stabilité et cohérence avec les cycles européens), avec l’appui d’un comité stratégique d’experts.

 

Trois types d’acteurs sont concernés : les entreprises, les organismes habilités de recherche et de diffusion des connaissances, et les acteurs de la culture scientifique et technologique.

 

Le décret-cadre permet également au Gouvernement de reconnaître des centres de recherche agréés, avec la possibilité de suspendre ou retirer cette reconnaissance en cas de non-respect des critères.

 

Un dispositif plus flexible, rapide et adapté aux besoins des entreprises

 

Le dispositif permet désormais de répondre d’une meilleure manière aux besoins des entreprises, grâce à plusieurs adaptations : 

  • Possibilités d’aides pour des projets pré-industriel, et expérimentations ;

  • Sélection en continu, appels à projets selon les besoins et réduction des délais ;

  • Création des “portefeuilles de projets”, pour regrouper plusieurs essais d’un même produit sous une seule demande, ce qui simplifie l’évaluation et la décision.

 

Un cadre sécurisé et aligné sur l’Europe

 

Le décret-cadre est désormais pleinement aligné sur les exigences européennes du RGEC (règlement général d’exemption par catégorie, qui encadre les aides d’État) et facilite l’accès aux financements européens au bénéfice des entreprises et des acteurs de la recherche.

 

Les dispositifs couvrent notamment les projets de R&D, les infrastructures de recherche, le soutien aux PME, l’innovation de procédé et d’organisation, les règles applicables aux projets internationaux ainsi que la culture scientifique et technologique.

 

Efficacité à budget constant 

 

Les activités non économiques des organismes de recherche : formation, R&D indépendante, diffusion et transfert, restent soutenues. Le décret renforce également les mécanismes de valorisation des résultats. 

 

Cette réforme est menée à budget constant - près de 250 millions d’euros par an - avec une exigence accrue d’efficacité.

 

Notre objectif est simple : faire de la recherche un moteur direct de redressement économique pour la Wallonie.

 

Adrien Dolimont, Ministre-Président : « Structurer les dispositifs de soutien à la recherche et à l’innovation est aujourd’hui une nécessité pour garantir que les deniers publics soient investis de manière efficace. Cela ne réduira en rien l’attention que porte la Wallonie au travail essentiel des acteurs de l’innovation. Que du contraire, en intégrant une culture de la responsabilité qui s’appuie sur des process d’objectivation et d’évaluation des projets, cette évolution va permettre de renforcer l’impact concret de ces travaux de recherche et d’innovation sur l’activité économique. Avec cette réforme, nous voulons augmenter le taux d’implémentation des projets R&D dans le quotidien de nos entreprises. » 

Dès 2026, les agents confrontés à une perte de grossesse pourront bénéficier de congés de circonstances

À l’initiative de la Ministre de la Fonction publique, Jacqueline Galant, le Gouvernement wallon a définitivement validé ce mercredi 13 mai un projet d’arrêté instaurant un congé de circonstance de deux jours pour les agents de la fonction publique régionale, ainsi que leur conjoint, confrontés à une perte de grossesse. Le Gouvernement a également approuvé une extension des droits aux congés parentaux et aux congés de circonstance pour les parents d’accueil dans le cadre d’un placement familial de longue durée. « Les pertes de grossesse constituent une épreuve profondément douloureuse, tant pour les mamans que pour leur compagnon. En Belgique, ce phénomène est en augmentation : on estime que jusqu’à 30 % des femmes y seront confrontées au cours de leur vie. Il était essentiel que le Gouvernement apporte un soutien concret aux agents touchés par cette situation, en élargissant le droit à un congé de circonstance. Je demande chaque jour à l’administration d’être plus performante ; il est donc naturel d’être aussi aux côtés des agents dans les moments difficiles », explique Jacqueline Galant.

Une reconnaissance pour tous les agents concernés dès 2026

Depuis deux ans, le Gouvernement wallon mène plusieurs réformes visant à rendre la fonction publique plus moderne, plus performante et plus équitable, notamment en responsabilisant les managers et en renforçant la motivation des agents. Cette nouvelle mesure s’inscrit dans cette volonté de construire une fonction publique plus attentive au bien-être de ses travailleurs.

Concrètement, ce congé de circonstance de deux jours sera accessible à tout agent (statutaire ou contractuel) ainsi qu’à son conjoint, dès lors que la grossesse aura été déclarée à l’employeur. Jusqu’à présent, un tel congé n’était prévu que pour les pertes de grossesse intervenant après 180 jours. Avec cette réforme, le Gouvernement wallon garantit désormais une reconnaissance équivalente de toutes les situations de perte de grossesse.

Les parents d’accueil bénéficieront des mêmes droits que les autres parents

Le Gouvernement wallon a également validé une autre avancée importante : dans le cadre d’un placement familial de longue durée, les agents de la fonction publique wallonne pourront désormais bénéficier des congés parentaux et des congés de circonstance au même titre que les autres parents. Les fonctionnaires qui sont eux-mêmes enfants d’accueil bénéficieront aussi de ces droits en cas de perte des parents.

« Il est normal que les parents qui accueillent durablement des enfants, comme s’il s’agissait des leurs, puissent bénéficier des mêmes droits que les autres familles. Au-delà du bon sens, il s’agit avant tout d’une mesure de justice sociale », conclut Jacqueline Galant, Ministre de la Fonction publique.

Plus de 30 millions d’euros pour la rénovation énergétique de bâtiments publics de Charleroi Métropole

Ce mercredi, le Gouvernement wallon a octroyé une enveloppe de 30,7 millions d’euros dans le cadre du projet « Zéro carbone by Charleroi Métropole » visant la rénovation énergétique de 8 bâtiments publics dans le Hainaut.

 

Ce mercredi, le Gouvernement wallon a octroyé une enveloppe de 30,7 millions d’euros visant la rénovation énergétique de bâtiments publics particulièrement énergivores à l’échelle du territoire de Charleroi Métropole.

 

Ce financement, réparti entre 6 communes, s’inscrit dans le cadre du projet « Zéro carbone by Charleroi Métropole » et poursuit les engagements pris au travers du Plan Air Climat Énergie (PACE).

 

La Région cofinance l’enveloppe, à hauteur de 50%, l’Union européenne (FEDER), à hauteur de 40%, et les communes concernées, à hauteur de 10%.

 

Concrètement :

 

  • 17.058.220,07€ iront à la Ville de Charleroi pour la rénovation de l’Hôtel de ville et la Maison Communale Annexe de Marchienne.

  • 4.781.189,55€ iront à la Ville de Fleurus, dont 1.346.680,99€ pour la rénovation énergétique du complexe sportif Bonsecours, 635.545,85€ pour la rénovation énergétique de la Maison des Jeunes et 2.798.962,71€ pour la rénovation énergétique de l’Hôtel de ville de Wanfercée-Baulet.

  • 2.415.204,00€ iront à la Ville de Châtelet pour la rénovation énergétique du site Gendebien(Administration centrale et Pôle logistique).

  • 1.869.126,93€ ira à la commune de Farciennes pour la réhabilitation de la tour du Roton.

  • 1.025.099,4€ ira à la commune de Pont-à-Celles, pour la rénovation énergétique des bâtiments abritant le Dépôt communal.

  • 37.607,53€ iront à la Régie communale autonome Les Bons Villiers pour la rénovation énergétique du complexe sportif Les Bons Villiers.

 

Au total, ce sont donc 8 projets de rénovation qui ont été sélectionnés dans le cadre d’un appel à projets publics FEDER, intervenu en mars 2022.

 

Adrien Dolimont, Ministre-Président : « La meilleure économie d’énergie, reste définitivement celle qu’on ne consomme pas. D’autant plus dans un période où les finances publiques sont au cœur des enjeux et des défis. Il est donc primordial que la Région continue d’investir dans les ouvrages de rénovation et d’isolation des bâtiments publics. » 

 

Cécile Neven, Ministre wallonne de l’Énergie et du Plan Air-Climat : « Avec plus de 30 millions d’euros investis à Charleroi Métropole, nous accélérons concrètement la rénovation de bâtiments publics énergivores. C’est un investissement de long terme en faveur du climat, mais aussi des finances publiques des communes et des acteurs locaux, qui verront leur facture énergétique diminuer durablement. »

 

Réseaux sous tension : la Wallonie réforme pour garantir l’accès à la puissance

 

La Ministre de l’Énergie, Cécile Neven, franchit une nouvelle étape dans la sécurisation de l’accès à la puissance. Adopté en première lecture, un avant-projet de décret pose les bases d’une gestion intégrée des raccordements au réseau, en combinant flexibilité, priorisation et optimisation des capacités disponibles. Objectif ? Soutenir le redéploiement économique et la transition énergétique de la Wallonie.


L’électrification accélérée de l’industrie, de la mobilité, du chauffage ou encore des usages numériques exerce une pression croissante sur le réseau électrique.

Les mécanismes déployés ces derniers mois en Wallonie, tels que les raccordements flexibles ou encore le processus d’identification de solutions techniques innovantes, apportent une première réponse concrète de court terme. Mais face à l’ampleur et au caractère structurel des tensions constatées, une réforme profonde du cadre s’imposait.

Le Gouvernement, pleinement mobilisé, adopte à cet effet, ce mercredi en première lecture, un avant-projet de décret relatif à l’accès aux réseaux et à leur développement. Objectif ? Répondre durablement à la situation de saturation rencontrée et garantir ainsi un accès à la puissance compatible avec les besoins économiques et énergétiques du territoire.

Concrètement, trois grands axes structurent l’approche :

  1. Mieux répartir l’accès à la capacité disponible : le texte introduit une gestion plus intégrée des demandes, au travers notamment de grandes catégories d’usage afin d’éviter qu’un seul type de projet — par exemple des demandes très consommatrices en puissance — ne capte l’essentiel des capacités disponibles. Il prévoit également une gestion différenciée des files d’attente en fonction des catégories d’usage, ainsi qu’un renforcement de la transparence sur les capacités disponibles chez les gestionnaires de réseau, sur les méthodes utilisées pour traiter les demandes et sur l’état d’avancement des dossiers ;

  2. Mieux utiliser le réseau existant : l’utilisation des infrastructures existantes sera optimisée via l’extension et l’harmonisation des contrats de raccordement flexibles pour le prélèvement, l’injection et le stockage. Lorsqu’une demande de raccordement crée de la congestion sur le réseau, un contrat flexible devra désormais être proposé au demandeur par le GRD plutôt qu’un refus de raccordement pur et simple. Le texte prévoit également que la puissance sera désormais allouée sous forme de profils temporels, et non plus sous forme d'une puissance constante, afin de mieux adapter la capacité attribuée aux besoins réels des utilisateurs selon les heures de la journée ou les périodes de l'année ;

  3. Mieux anticiper les besoins futurs : l’avant-projet introduit, enfin, la notion des « ambitions énergétiques régionales », qui serviront de base au développement et l’alignement des investissements des réseaux électriques et gaziers. Les plans d’adaptation devront désormais couvrir une période de dix ans, contre cinq actuellement, et être actualisés tous les deux ans. 

Cécile Neven, Ministre de l’Énergie : « Anticiper l’état de saturation des réseaux électriques et remédier aux points de congestion existants est un enjeu majeur pour la Wallonie. Cela conditionne concrètement notre capacité à accueillir des projets et notre redéploiement industriel, mais aussi l’électrification de nos usages et la réussite de la transition énergétique. Avec ce décret, nous entendons réformer le cadre de façon structurelle et anticipative. Objectif ? Flexibilité, priorisation et anticipation. L’accès à l’énergie et la puissance doit être compatible avec l’avenir économique que nous voulons pour la Wallonie. »

Forêts wallonnes : un cadre renforcé pour anticiper et gérer les crises sanitaires

Le Gouvernement de Wallonie a adopté en dernière lecture, à l’initiative de la Ministre en charge de la Forêt, Anne-Catherine Dalcq, un avant-projet de décret complétant le Code forestier. Ce texte donne à la Wallonie de nouveaux outils pour mieux anticiper les crises sanitaires en forêt, les sécheresses répétées et les risques d’incendie.

 

Les forêts wallonnes sont soumises à des pressions de plus en plus fortes. Pour y répondre, l’avant-projet introduit un nouveau chapitre dans le Code forestier. Il donne un cadre plus clair pour anticiper les risques, organiser la surveillance, intervenir plus rapidement et réparer les atteintes à la santé des forêts.

Le texte prévoit plusieurs avancées concrètes.

 

Le suivi des maladies en forêt est renforcé

 

Déjà actif au sein du SPW ARNE, l’Observatoire wallon des forêts reçoit une reconnaissance institutionnelle. Il sera chargé de collecter et d’analyser les données sanitaires sur l’ensemble du territoire wallon.

Les agents pourront accéder aux forêts publiques et privées, moyennant notification, afin d’assurer un suivi sanitaire complet. Après chaque visite, un rapport sera transmis au propriétaire concerné. L’objectif est de disposer d’informations fiables pour mieux prévenir les crises.

 

Une simplification administrative pour les réserves naturelles

 

L’avant-projet prévoit également une simplification pour les zones forestières intégrées à une réserve naturelle. Dans ces situations, le plan de gestion de la réserve, validé par le Gouvernement, se substituera au plan d’aménagement forestier.

Cette mesure évite des procédures en double et permet de réduire les délais. Elle est particulièrement importante au regard des objectifs européens en matière de conservation et de restauration de la nature, mais aussi des engagements repris dans la Déclaration de Politique Régionale.

 

Des soutiens élargis pour les propriétaires forestiers en cas de crise ou de nécessité

 

Le texte élargit aussi les possibilités de soutien aux propriétaires forestiers. En plus des travaux classiques, des actions de surveillance, de prévention ou de destruction ciblée pourront être financées en cas de crise ou de nécessité. 

Trois nouveaux domaines sont ajoutés aux mesures subventionnables : la lutte contre les phénomènes sanitaires, les effets du changement climatique et les incendies.

« Les crises que connaissent nos forêts exigent des réponses plus rapides et mieux organisées. Avec ce texte, la Wallonie se dote d’un cadre légal plus solide pour agir en amont, suivre l’état sanitaire des forêts et soutenir les propriétaires lorsque des interventions sont nécessaires. C’est une avancée importante pour anticiper les crises, pour renforcer la résilience de nos forêts et pour mieux protéger notre patrimoine naturel», souligne Anne-Catherine Dalcq, Ministre en charge de la Forêt.

Cet avant-projet de décret a fait l’objet de nombreuses consultations. Son adoption en dernière lecture marque une nouvelle étape dans l’adaptation du Code forestier aux réalités sanitaires, climatiques et environnementales auxquelles les forêts wallonnes sont confrontées.

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