La Wallonie franchit une nouvelle étape dans la prévention des inondations
Le Gouvernement wallon a approuvé le contenu du futur Rapport sur les Incidences Environnementales (RIE) relatif aux Plans de Gestion des Risques d’Inondation (PGRI) pour la période 2028-2033.
Cette décision s’inscrit dans la mise en œuvre de la directive européenne sur les inondations, qui vise à mieux anticiper et réduire les impacts des crues sur les citoyens, les infrastructures et l’environnement.
Concrètement, ce rapport permettra d’évaluer les effets environnementaux des futurs plans de gestion des risques d’inondation, actuellement en préparation. Il constitue une étape clé avant l’adoption de ces plans, prévue d’ici fin 2027.
Dans les prochaines semaines, le projet de contenu du rapport sera soumis pour avis aux communes wallonnes ainsi qu’au Pôle Environnement. Cette consultation permettra de garantir que l’analyse environnementale soit complète et adaptée aux réalités du terrain.
Face à la multiplication des événements climatiques extrêmes, la Wallonie poursuit ainsi le renforcement de sa politique de gestion des inondations.
La Wallonie renforce son engagement en faveur du service citoyen
Le Gouvernement wallon a validé la Convention-cadre entre la Région wallonne et la Plateforme pour le Service Citoyen pour la période 2026-2027. Cette décision s’accompagne de l’octroi d’une subvention de 1.525.000 euros, destinée à soutenir le développement du Service Citoyen.
Contexte
Le Service citoyen s’inscrit comme un outil structurant de mobilisation des jeunes en Wallonie, en favorisant à la fois leur développement personnel, le brassage social et culturel, ainsi que l’exercice d’une citoyenneté active. Il contribue directement au renforcement de la cohésion sociale et de la solidarité, en ligne avec les ambitions fixées par la Déclaration de politique régionale, qui prévoit d’en élargir l’accès et d’encourager davantage de jeunes à s’y engager.
Le Service citoyen en Wallonie
Concrètement, le programme se déploie sur une période de six mois, articulée autour de missions utiles à la collectivité, d’activités collectives de développement des compétences et d’un accompagnement individualisé. Chaque jeune bénéficie d’un suivi structuré, depuis la phase de mobilisation jusqu’à l’évaluation finale, en passant par une orientation personnalisée vers une mission adaptée à son profil. Ce parcours vise autant l’engagement citoyen que la remobilisation sociale et professionnelle, notamment grâce à des modules dédiés à l’orientation et à la maturation de projets.
Grâce à l’action des communes, premiers acteurs de proximité, ce dispositif peut s’appuyer sur des infrastructures et des services variés pour proposer des missions utiles, concrètes et porteuses de sens. Il renforce ainsi la cohésion sociale, la participation citoyenne et l’ancrage territorial du projet dans l’ensemble de la Wallonie.
2026-2027 : une période transitoire
Dans un contexte institutionnel marqué par l’annulation, en octobre 2025, de la loi fédérale instaurant un Service citoyen par la Cour constitutionnelle, la compétence en la matière est désormais clairement reconnue au niveau des entités communautaires. Cette décision a conduit à l’abandon d’une approche nationale, renforçant de facto le rôle des Communautés. En l’absence d’un relais immédiat de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région wallonne a fait le choix de maintenir le dispositif existant à titre transitoire, afin de garantir sa continuité et d’éviter une rupture dans l’accompagnement des jeunes.
La période 2026-2027 constitue ainsi une phase charnière. Elle doit permettre de consolider le dispositif tout en préparant son évolution vers un modèle pérenne, appelé à être repris à terme par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans cette perspective, un travail de fond est engagé avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment le SPW IAS, le FOREM, la Plateforme pour le Service citoyen et les CPAS. Les missions seront ainsi recentrées sur l’impact, notamment dans le suivi des jeunes en difficulté de santé mentale, des NEETS, et des jeunes en décrochage scolaire.
La Convention-cadre prévoit un budget annuel de 1.525.000€ pour les années 2026-2027. En outre, à travers des missions axées sur la santé mentale, ce dispositif répond pleinement aux priorités en matière de prévention et de bien-être. Au terme de la première année, une évaluation du dispositif sera réalisée. L’atteinte des objectifs fixés dans la Convention-cadre conditionnera l’octroi de la subvention pour l’année 2027.
Ce financement global devrait permettre à la plateforme d’accompagner 820 jeunes en Wallonie pour la période définie.
Le Gouvernement wallon renouvelle son soutien aux relais d’accompagnement des familles monoparentales
Face aux réalités complexes vécues par les familles monoparentales, le Gouvernement wallon confirme la poursuite et le renforcement de son action. Les Relais Familles Monoparentales sont ainsi appelés à maintenir leur place dans le paysage social wallon, dans le cadre de la stratégie wallonne de soutien aux familles monoparentales.
Adoptée en novembre 2025, la Stratégie wallonne de soutien aux familles monoparentales 2025 2029 met en évidence les nombreuses difficultés auxquelles ces familles sont confrontées, en particulier les femmes : isolement social, charge mentale importante, précarité financière et obstacles dans l’accès aux droits, à l’emploi, aux soins ou aux services de proximité.
Le Gouvernement wallon a dès lors décidé de de poursuivre le développement du projet pilote lancé dans le cadre du Plan de relance de la Wallonie, visant la création de points relais spécialisés dans l’accompagnement des familles monoparentales.
Les Relais Familles Monoparentales, présents sur l’ensemble du territoire wallon, reposent complètent, par un travail social collectif et communautaire, le travail individuel des Centres de service social, favorisant la création de liens entre familles, la mise en réseau des acteurs locaux et la mobilisation des ressources existantes sur les territoires. Ils permettent aux parents de mieux connaître et faire valoir leurs droits, rompre l’isolement et renforcer leur autonomie. Ils contribuent à la prévention des ruptures de parcours.
Le dispositif s’appuie sur 19 référents « Relais Familles Monoparentales », représentant 24 équivalents temps plein, intégrés aux Centres de Service Social, avec l’appui d’un centre de soutien coordonné par la Fédération des Services Sociaux.
Adrien Dolimont, Ministre-Président de la Wallonie : « À travers le renforcement des Relais Familles Monoparentales, le Gouvernement wallon réaffirme une priorité claire : ne laisser aucune famille seule face aux difficultés du quotidien. En soutenant ces dispositifs de proximité, nous investissons dans l’égalité des chances et l’avenir des enfants en Wallonie. »
Yves Coppieters, Ministre wallon des Solidarités et de l’Égalité des chances : « Ce renouvellement ouvre la réflexion sur la pérennisation du dispositif et son inscription dans le cadre réglementaire des Centres de Service Social, afin de garantir à l’avenir un accompagnement durable, structuré et accessible aux familles monoparentales en Wallonie. Celles-ci font face à une multitude de difficultés et ce faisant, le Gouvernement wallon réaffirme sa volonté de soutien à l’autonomie des parents et le bien être des enfants. »
Robots-tondeuses : la Wallonie fixe une règle claire pour mieux protéger les hérissons
Le Gouvernement wallon a adopté, sur proposition de la Ministre de la Nature, Anne-Catherine Dalcq, et du Ministre-président, en charge du Bien-être animal, Adrien Dolimont, un arrêté encadrant l’usage des robots-tondeuses afin de mieux protéger la faune nocturne, en particulier les hérissons. L’arrêté interdit l’utilisation de ces appareils entre 18h00 et 9h00.
Cette mesure vise à réduire les blessures graves et les mortalités constatées chaque année par les centres de revalidation pour animaux sauvages (CREAVES) et les vétérinaires.
De plus en plus utilisés dans les jardins, les robots-tondeuses sont souvent programmés pour fonctionner la nuit. Le hérisson, espèce nocturne, est particulièrement exposé durant cette période. Contrairement à d’autres animaux, il ne fuit pas face au danger, mais se met en boule, un comportement inadapté face aux lames de ces appareils.
Deux exceptions sont prévues : l’entretien des terrains de sport, lorsqu’il répond à des contraintes particulières, et certaines situations liées à la sécurité publique, notamment aux abords des aéroports.
Au-delà de la protection des animaux, ce nouveau cadre vise aussi à simplifier la vie des citoyens. Ces dernières années, plusieurs communes ont adopté leurs propres règlements en matière d’usage des robots-tondeuses. Ces dispositions, parfois différentes d’une commune à l’autre, ont nui à la lisibilité des règles pour les habitants.
Une campagne d’information sera menée à destination des citoyens, des communes et des professionnels afin d’accompagner l’entrée en vigueur de la mesure avant la remise en service des appareils au printemps.
Pour Adrien Dolimont, « protéger les animaux sauvages, c’est aussi adapter nos comportements du quotidien. Avec cette règle simple, nous réduisons concrètement des souffrances évitables. Facile à mettre en œuvre, posons ce geste citoyen pour protéger la faune de nos jardins ».
Pour Anne-Catherine Dalcq, « protéger la biodiversité passe aussi par des gestes simples dans les jardins. Cette mesure apporte une réponse concrète, lisible et applicable partout en Wallonie ».
Par cette décision, la Wallonie fixe un cadre simple, lisible et applicable partout, au service de la protection de la nature et de la clarté pour les citoyens.
Câbles et canalisations : la Wallonie impose plus de clarté avant les travaux
Le Gouvernement wallon, sous l’impulsion de François Desquesnes, Ministre des Infrastructures, adopte en 2e lecture le projet de décret relatif au Portail d’information des câbles et canalisations souterrains (PICAA). Ce projet de décret dote la Wallonie de son propre cadre légal en matière d’information sur les câbles et canalisations souterrains situés tant, en domaine public qu’en domaine privé. Ce texte vise à renforcer la sécurité des chantiers, simplifier les démarches et améliorer l’efficacité des interventions. Il répond à un besoin concret du terrain : disposer, avant tout chantier, d’une information complète et centralisée sur l’occupation du sous-sol.
Un outil utile pour prévenir les incidents
Creuser sans disposer d’une information fiable sur les installations enterrées peut entraîner des dégâts importants, des accidents, des retards de chantier et des coûts supplémentaires. Avec le PICAA, la Wallonie veut agir en amont, avec méthode et responsabilité. Le projet prévoit que les acteurs concernés sollicitent et mettent à disposition une documentation complète sur les réseaux présents dans le sous-sol avant le début des travaux. Cette approche doit permettre :
- de mieux anticiper les risques ;
- de limiter les incidents et les dommages aux réseaux ;
- de renforcer la sécurité des travailleurs et des riverains ;
- d’améliorer la coordination entre les intervenants ;
- de rendre les chantiers plus fluides et plus lisibles.
Cette réforme s’inscrit dans une logique de simplification administrative, mais aussi de bon sens : mieux partager l’information pour éviter les erreurs, mieux préparer les interventions pour gagner en efficacité.
Un texte attendu par les communes et les gestionnaires de réseau
Le projet a été soumis pour avis à l’Union des Villes et Communes de Wallonie (UVCW) et à l’Association des gestionnaires de réseau wallons (AGRW).
L’AGRW a souligné que le texte répond pleinement à un besoin identifié de longue date par les gestionnaires de réseau. Elle rappelle qu’il s’inscrit dans un travail mené depuis près de vingt ans pour améliorer la coordination des chantiers et la circulation de l’information.
De son côté, l’UVCW confirme l’intérêt du dispositif pour les villes et communes. Elle considère que ce texte répond à une attente claire des pouvoirs locaux et des opérateurs, en consacrant l’obligation de demander et de fournir une information complète sur le sous-sol avant la réalisation des travaux.
Un portail unique pour plus de clarté et de transparence
Ce projet de décret s’appuie sur la désignation future du Portail CICC comme portail d’information sur les câbles et canalisations. Concrètement, cet outil permettra d’automatiser les notifications et les échanges d’informations entre les différents acteurs.
Pour l’administration wallonne, cette évolution représente un progrès concret. Les informations relatives aux installations enterrées pourront être regroupées dans un seul outil, ce qui renforcera la qualité du suivi, la transparence des échanges et la capacité à corriger les manquements éventuels. Le projet prévoit aussi des sanctions lorsque les obligations d’information ne sont pas respectées, afin de garantir l’utilité réelle du dispositif.
Une réforme au service des citoyens et de l’action publique
Au-delà de l’aspect technique, ce décret permet de mieux protéger les citoyens, mieux préparer les chantiers en optimisant les études préalables et donc la bonne exécution des chantiers et mieux utiliser les moyens publics. En renforçant l’évaluation, l’anticipation et la coordination, la Wallonie fait le choix de solutions utiles, durables et sobres.
François Desquesnes déclare : « Avec le PICAA, nous donnons aux communes, aux opérateurs et aux entreprises un cadre plus clair et plus efficace. C’est une mesure très concrète, qui permettra d’éviter des accidents, de mieux coordonner les travaux et d’agir avec plus de responsabilité. Notre priorité est d’offrir des outils au service de la sécurité, de la bonne gestion des chantiers et de l’intérêt général. »
Le Gouvernement a chargé le Ministre des Infrastructures de solliciter l’avis du Conseil d’État dans un délai de 30 jours, avant de représenter ensuite le projet au Gouvernement.

