À partir de ce 1er juillet 2026, la Wallonie déploie Job Plus, un dispositif unique destiné à simplifier les aides à l’embauche et à renforcer leur efficacité. Objectif : faciliter les recrutements et soutenir prioritairement les personnes éloignées du marché du travail.
Un dispositif unique pour plus de clarté
Jusqu'à présent, les employeurs devaient composer avec une multitude de mécanismes (Impulsion, SESAM, Tremplin, SINE), souvent jugés complexes. Dès ce 1er juillet 2026, Job Plus remplace progressivement ces dispositifs en proposant un incitant unique, accessible à tous les secteurs, publics comme privés.
La procédure est entièrement simplifiée et numérisée via une plateforme du Forem. En quelques clics, les employeurs peuvent vérifier leur éligibilité, connaître le montant de l'aide et introduire leur demande.
Un soutien à l'embauche renforcé
Job Plus revoit nettement à la hausse le niveau de soutien à l'embauche. L'aide de base s'élève à 1.000 euros par mois, proportionnellement au temps de travail (minimum mi-temps), avec une majoration de 200 euros pour les petites entreprises de moins de 20 équivalents temps plein.
Ce soutien peut atteindre jusqu'à 36.000 euros sur trois ans, soit un levier significatif au moment de décider d'un engagement. À titre de comparaison, les dispositifs précédents représentaient en moyenne moins de 460 euros mensuels par engagement.
Un ciblage sur les publics qui en ont le plus besoin
Le dispositif vise en priorité les personnes les plus éloignées de l'emploi. L'octroi de l'aide repose sur des critères objectifs tels que la durée d'inscription au Forem, l'âge, le niveau de qualification ou encore une éventuelle reconnaissance d'aptitudes réduites au travail.
Selon la situation du demandeur d'emploi engagé, l'aide peut être accordée pour une période de 12 à 36 mois, afin de favoriser une insertion durable sur le marché du travail.
Un cadre clair et responsabilisant
Job Plus s'accompagne de règles renforcées pour garantir une utilisation juste et efficace du dispositif. Par exemple, l'employeur doit maintenir le travailleur engagé au moins trois mois à mi-temps minimum pour bénéficier de l'aide.
Un système de suivi régulier est également mis en place afin d'évaluer l'impact du dispositif et d'éviter tout effet d'aubaine, tout en maintenant un cadre de confiance pour les employeurs.
Une réforme sans coût supplémentaire
Les dispositifs actuels entreront dans une phase transitoire jusqu'à leur extinction complète au 31 décembre 2029. Les aides en cours resteront toutefois garanties pour leurs bénéficiaires.
Cette réforme s'opère à budget constant, avec une volonté de réorienter les moyens existants vers des actions plus ciblées et plus efficaces.

