Vaccination Covid : 3e dose pour les personnes à immunité réduite et les résidents de maisons de repos

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Les personnes à immunité réduite seront invitées dès la semaine du 13 septembre pour une vaccination supplémentaire contre la Covid-19. Concernant les personnes résidentes en maisons de repos, elles pourront recevoir une première dose à partir du 4 octobre.

Concernant les personnes à immunité réduite

Ces personnes peuvent être moins protégées après leur vaccination de base à 1 ou 2 doses. Il ressort de données scientifiques récentes qu'une dose supplémentaire de vaccin à ARNm (actuellement Pfizer ou Moderna) peut offrir une meilleure protection à ces patients. En Belgique, il a dès lors été décidé d'inviter ces patients particulièrement vulnérables à recevoir une dose supplémentaire de ces vaccins. 

Selon les estimations, quelques 350 000 à 400 000 personnes sont concernées.

Comment les listes de ces patients sont-elles établies ?

Des données proviennent de plusieurs sources :

  1. le Registre du cancer qui établit une liste des patients chez qui un cancer a été diagnostiqué au cours des trois dernières années ; 
  2. les organismes assureurs (mutualités) qui établissent une liste basée sur un certain nombre d'indicateurs (par exemple, la consommation de certains médicaments) parmi leurs affiliés ;
  3. les médecins généralistes qui font une sélection à partir des dossiers médicaux de leurs patients. Ils peuvent progressivement compléter cette liste à partir du 8 septembre et pourront ajouter des patients à la liste à tout moment.

Ces listes sont fusionnées en une liste unique dans un registre central sécurisé : la « Base de données des codes de vaccination ». La vie privée des personnes est respectée au maximum, c'est pourquoi la seule information contenue dans la base de données est « cette personne est à haut risque ». Elle ne contient donc aucune information sur sa maladie.

Quelles sont les personnes concernées ?

Cette mesure concerne des personnes âgées de 12 ans et plus qui présentent une immunité réduite, causée par une affection particulière ou par un traitement. Par conséquent, leur organisme réagit moins fortement au vaccin, et une dose supplémentaire est recommandée pour bénéficier d'une protection optimale contre une évolution grave de la maladie, une hospitalisation ou même un décès dû au COVID-19. 

Il s'agit des patients : 

  • atteints de troubles immunitaires congénitaux ; 
  • en dialyse chronique ;
  • atteints de maladies inflammatoires prenant des médicaments immunosuppresseurs (par exemple, les patients souffrant de la maladie de Crohn, de polyarthrite rhumatoïde) , 
  • traités pour un cancer ou qui ont reçu un traitement pour ce cancer au cours des trois dernières années ;
  • ayant subi une greffe de cellules souches ou d'organes, y compris avant une intervention chirurgicale ; 
  • séropositifs (VIH) dont le nombre de cellules CD4 est inférieur à 200 par mm³ de sang 

Vous êtes concerné·e ?

Dans la semaine du 13 septembre, vous recevrez une invitation à la vaccination via la poste.

Où et quand la piqûre supplémentaire sera-t-elle administrée ?

À partir de la mi-septembre, les vaccins supplémentaires seront principalement administrés dans les 16 centres de vaccination. Les personnes seront vaccinées par ordre d'âge décroissant.

Il y a toutefois quelques exceptions :

  • certaines personnes (alité, trouble psychiatrique grave, handicap physique grave) pourront bénéficier d'une vaccination à domicile par l'équipe mobile du centre de vaccination ou par leur médecin généraliste ;
  • tous les patients en dialyse rénale chronique sont vaccinés au centre de dialyse sous la coordination du médecin/néphrologue traitant.

Si vous pensez pouvoir bénéficier d'une vaccination à domicile, veuillez contacter votre médecin généraliste après avoir reçu votre invitation.

Pourrez-vous choisir votre vaccin ?

Vous ne pouvez pas choisir le vaccin avec lequel vous serez vacciné·e. Tous les patients à immunité réduite recevront un vaccin à ARNm (Pfizer ou Moderna) pour la dose supplémentaire. Il est donc inutile de demander à votre médecin traitant un certificat pour un autre type de vaccin.

Comment vérifier si vous avez droit à la dose supplémentaire ?

Vous pouvez vérifier par vous-même si vous êtes sur la liste des patients, via www.myhealthviewer.be ou via www.masante.belgique.be.

Nous vous demandons donc de ne pas appeler votre médecin traitant pour lui demander si vous figurez sur la liste. Si vous avez un médecin généraliste habituel, qui tient donc votre dossier médical global (DMG), vous n'avez rien à faire. 

Que faire si vous ne figurez pas sur la liste et que vous présentez tout de même selon vous un risque élevé lié à une immunité réduite ?

Il existe une faible probabilité que vous soyez un patient à haut risque avec une immunité réduite et que vous ne soyez pas invité(e) ou inscrit(e) sur la liste de votre organisme assureur/mutualité. En effet, les mutualités ne se basent que sur des informations médicales allant jusqu'au 31 mars 2021. Si vous êtes tombé(e) malade après cette date, vous ne serez donc pas invité(e).

Dans ce cas, il est préférable de prendre rendez-vous avec votre médecin généraliste habituel. Celui-ci pourra vous ajouter à la liste des patients à risque. Si vous n'avez pas de médecin généraliste traitant habituel, vous pouvez prendre rendez-vous avec le médecin généraliste de votre choix, afin qu'il puisse établir un dossier médical et vous ajouter à la liste.

Si vous n'êtes suivi(e) que par un médecin spécialiste pour votre traitement médical, le spécialiste peut contacter votre médecin traitant pour vous ajouter à la liste.

Concernant les résidents en maison de repos

Les résidents de MR-MRS et des autres établissements pour personnes âgées (résidences services et centres de jour) pourront, dès le lundi 4 octobre, recevoir une 3e dose de vaccin. C'est le vaccin Pfizer qui sera utilisé pour cette opération, quel que soit le type de vaccin reçu précédemment.

Concrètement, la vaccination sera toujours gratuite et sera prise en charge directement au sein de l'établissement. Le personnel soignant vaccinera les personnes qui le désirent après information et accord préalable. Aucune démarche particulière ne sera à accomplir.

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