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Frelon asiatique : que faire en cas de découverte d’un nid ?

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En 2016, un premier nid de frelons asiatiques a été découvert en Wallonie dans la région de Tournai. Depuis, sa progression n’a cessé de croître. Cet insecte menace directement les abeilles auxquelles il fait une chasse sans merci. C’est pourquoi il est considéré comme une espèce invasive et fait l’objet d’un suivi particulier par l’administration régionale.

Le frelon asiatique a l'aspect d'une grande guêpe très foncée. Il est un peu plus petit que le frelon européen.

Le frelon asiatique construit deux types de nids qui se succèdent au cours de l'année :

Un nid de printemps ou nid primaire : il est construit à partir de fin mars début avril dans un abri par les jeunes reines (fondatrices) à la sortie de la période d'hivernation. Celui-ci est de petite taille et est difficile à différencier des nids de guêpes ou de frelon européen ;

Un nid d'été ou nid secondaire : il peut se rencontrer dès le mois de juin si les conditions météorologiques sont favorables. De forme sphérique, il est construit, le plus souvent, assez haut dans les arbres (plus de 10 m) lorsque l'activité de la colonie s'intensifie et que la capacité du nid de printemps est dépassée. Il est de grande taille, d'un diamètre de 40 à 80 cm, et peut abriter plusieurs milliers d'individus. Ce nid comporte une petite ouverture latérale située à mi-hauteur.

Le frelon européen peut également construire son nid dans les arbres mais celui-ci est plus allongé et doté d'une large ouverture basale. Sa taille est plus modeste. Mais généralement, son nid se rencontrera plutôt dans un hangar, un grenier ou un arbre creux.

Quels risques pour l'homme ?

Malgré sa taille qui peut paraître impressionnante, le frelon asiatique est peu agressif envers l'homme. Sa piqûre est occasionnelle et n'est pas plus dangereuse que celle d'une guêpe bien que plus douloureuse (dard plus long).

Une attaque massive peut toutefois survenir à proximité immédiate du nid. On doit donc éviter donc à tout prix de s'approcher des nids !

Que faire en cas de piqûres ?

Les piqûres d'hyménoptères (frelons, guêpes, abeilles et bourdons) provoquent un gonflement localisé qui disparaît généralement après quelques heures. Elles ne nécessitent aucun traitement spécifique si ce n'est l'extraction du dard et la désinfection de la plaie.

L'intervention d'un médecin ou du service d'urgence peut toutefois être requise dans les cas suivants :

  1. La personne piquée est allergique au venin d'hyménoptères (touche environ 2 % de la population). Une allergie au venin se traduit par de l'urticaire, des difficultés respiratoires, des vertiges ou des vomissements dès la première piqûre ;
  2. La piqûre est localisée dans la bouche. Elle est susceptible d'entraîner une obstruction rapide des voies respiratoires. Le gonflement peut être ralenti en suçant des glaçons ;
  3. Les piqûres multiples peuvent conduire à une intoxication d'autant plus sérieuse que le nombre de piqûres est élevé. Une hospitalisation est recommandée à partir de 20 piqûres.

Que faire en cas de découverte d'un nid ?

Les citoyens sont invités à signaler les nids de frelon à pattes jaunes via l'application FixMyStreet Wallonie.

La création du signalement nécessite de fournir la localisation du nid, une photo de son emplacement ainsi que toute information utile concernant son environnement.

Ces informations seront transmises directement au référent de votre commune, qui validera votre signalement et évaluera la nécessité d'une intervention, conformément aux modalités de gestion en vigueur dans la commune.

Avant de créer un signalement, assurez-vous qu'il s'agit bien qu'il s'agit bien d'un nid de frelon asiatique à pattes jaunes. L'observation (à la jumelle) des insectes circulant autour du nid est nécessaire pour savoir s'il s'agit bien d'un nid construit par le frelon asiatique à pattes jaunes et non par un autre hyménoptère.

Dans la mesure où le frelon à pattes jaunes est aujourd'hui très répandu et ne peut pas être éradiqué, tous les signalements de nids ne s'accompagneront pas nécessairement d'une neutralisation (voir plus bas les critères de priorisation).

Au printemps, un effort de surveillance particulier est nécessaire entre le mois de mars et le mois de juin pour assurer la détection des nids primaires installés sous abris dans les garages, les cabanes de jardin, ou les nichoirs, sous les terrasses, etc. 

Plus d'informations sur le site de la biodiversité.

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