Le Gouvernement wallon a donné son feu vert au lancement du projet d'« Ovo-diagnostic », une vaste étude destinée à mieux connaître la qualité des œufs produits par les particuliers. Concrètement, 150 poulaillers domestiques situés en Wallonie seront sélectionnés pour participer à l'étude.
Menée par l'ISSeP (Institut Scientifique de Service Public) sur une période de deux ans, cette initiative vise à disposer de données fiables afin d'évaluer l'éventuelle présence de polluants environnementaux dans les œufs issus de poulaillers domestiques et, si nécessaire, à formuler des recommandations. La phase de communication et de recrutement est prévue pour septembre.
Plusieurs études réalisées en Belgique et dans les pays voisins ont montré que les œufs autoproduits pouvaient parfois présenter des niveaux de contamination supérieurs à ceux observés dans le commerce, notamment en raison du contact direct des poules avec leur environnement. Dans ce contexte, la Wallonie souhaite disposer d'un état des lieux objectif de la situation sur son territoire. L'étude analysera plusieurs familles de polluants environnementaux, parmi lesquels les PFAS, les PCB, les dioxines et furanes, les métaux lourds, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les retardateurs de flammes bromés ainsi que certains produits phytosanitaires.
Appel à volontaires !
Concrètement, 150 poulaillers domestiques seront sélectionnés à travers l'ensemble de la Wallonie. Une campagne d'information sera d'abord lancée afin de recruter des volontaires. Des prélèvements d'œufs seront ensuite réalisés avant une phase d'analyse et d'interprétation des résultats. L'objectif est non seulement de mesurer d'éventuelles contaminations, mais aussi les causes. Chaque participant recevra ses résultats individuels. Une communication globale sera également réalisée afin d'informer l'ensemble des citoyens.
Pour mener ce projet, la Wallonie mobilise un budget de près de 986.000 euros.

