Le risque d'incendie en milieu naturel
S'informer et se préparer
Un incendie dans un espace naturel (forêt ou végétation de type herbacée ou landes) peut se développer rapidement et de façon imprévisible en période sèche. 90% des feux en milieu naturel sont d’origine humaine. Il est donc important d’adopter les bons gestes pour
Principales causes des incendies
90 % des feux sont provoqués par une négligence humaine. Quelles sont les principales origines de ces feux ?
À votre écoute
- Est-ce que je peux circuler en forêt ?
- Que signifie un drapeau rouge hissé dans les Hautes Fagnes ?
- Y a-t-il des interdictions pour les feux et barbecues ?
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Infos et Liens utiles
Numéros d'urgence
Lorsqu'une vie est en danger (accident, incendie, etc.), ce numéro d'urgence mobilise les secours adéquats (pompiers, police, services médicaux...).
Numéro de l'aide médicale non urgente (relié aux services de garde locaux). A utiliser si vous avez besoin d’une aide médicale en dehors des heures de consultation de votre médecin généraliste et que votre vie n'est pas en danger mais que vos symptômes ne peuvent attendre le retour de votre médecin.
Afin de joindre directement la police pour une urgence policière. Pour des demandes non urgentes, contactez plutôt votre police locale. En cas de doute, le 112 reste possible, mais le 101 est plus direct.
En cas de dégâts en raison d’une tempête ou d'une inondation mais qu'aucune vie n’est en danger, le 1722 est à votre disposition pour une intervention non urgente des pompiers. Son activation est toujours annoncée par les médias.
Vous êtes témoin d'une situation ou d'une activité qui porte atteinte à l'environnement ou à la nature en Wallonie ? Vous cherchez des informations sur les démarches à effectuer en cas d’inondations ? Le 1718 (1719 en allemand) est à votre disposition de 8h30 à 17h tous les jours ouvrables. De l’étranger, composez le +32 81 33 06 00.
En cas de crise, le Centre de Crise National peut activer le 1771 à la demande des autorités locales pour répondre 24h/24 à vos appels, qu’il s’agisse d’informations générales ou de situations sensibles impliquant des victimes.
Pour vous alerter par SMS, e-mail ou appel vocal en cas de situation d'urgence.
En tant qu'autorité communale/ provinciale ou acteur en gestion de crise, vous pouvez contacter le CORTEX via son formulaire de contact.
FAQ
Anticiper, se préparer
Il n'existe pas de statistique officielle en Wallonie, mais l’Office national des Forêts (ONF France) constate que la plupart des feux de sites naturels (90 %) sont dus à l’imprudence de l’homme (cigarette jetée, braseros, barbecue, travaux en forêt, bouteille en verre, etc.) ou à la malveillance (incendie criminel avec 30% de ces départs). Les départs liés à des causes naturelles comme la foudre sont beaucoup plus rares.
Les nombreuses activités humaines telles que les travaux agricoles ou forestiers, les transports, les loisirs, en contact avec ces espaces naturels, contribuent au déclenchement des incendies de forêt. Notons également le cas des arcs électriques qui peuvent naître entre une ligne à haute tension et une végétation poussant à proximité.
Les incendies ou feux de végétation sont des sinistres qui se déclarent dans une formation végétale qui peut être de type forestière (forêts de feuillus, de conifères ou mixtes), subforestière (landes) ou encore de type herbacée (tourbières, prairies, pelouses…).
Le feu peut prendre différentes formes, chacune étant conditionnée par les caractéristiques de la végétation et les conditions (météo et terrain).
Ainsi on distingue trois types de feu, qui peuvent se produire simultanément sur une même zone :
- Les feux de sol brûlent la matière organique contenue dans la litière, l’humus ou les tourbières. Peu virulents, leur vitesse de propagation est faible. Toutefois, ce type de feu est très destructeur car il attaque les systèmes souterrains. Il peut couver longtemps en profondeur, ce qui rend plus difficile son extinction complète.
- Les feux de surface concernent les strates basses de la végétation, c’est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et la strate arbustive. La propagation de ce type de feu peut être rapide lorsqu’il se développe librement et si les conditions (météo et terrain) sont favorables à la propagation (vent, relief).
- Les feux de cimes s’attaquent à la partie supérieure des arbres et forment une couronne de feu. Ils libèrent en général de grandes quantités d’énergie et leur vitesse de propagation est très élevée. Ils sont d’autant plus intenses et difficiles à contrôler que le vent est fort et le combustible sec.
Un incendie d’espace naturel peut se développer rapidement et de façon imprévisible durant une période sèche. Le combattre est difficile car l’eau d’extinction doit souvent être amenée d’ailleurs et le vent attise l’incendie.
L’expérience montre que – en comparaison avec les incendies d’habitation et d’industrie – la lutte contre des incendies des espaces naturels requiert une intervention opérationnelle différente et de plus grande ampleur qui dépasse rapidement la capacité d’un service d’incendie local et d’autres services d’intervention.
Pour apparaître et se propager, un feu de forêt a besoin de trois éléments :
- Un combustible : la végétation forestière et subforestière. La forêt sera d’autant plus combustible que les constituants du milieu (litière, strate herbacée, strate arbustive, strate des ligneux hauts) auront une teneur en eau faible (variable avec le niveau de sécheresse, le stade végétatif, la présence d’arbres secs suite à des chablis ou à des maladies, etc.), que ses strates seront riches en essences volatiles ou en résines.
- Un comburant (soit une substance chimique qui a pour propriété de permettre la combustion d'un combustible.) : l’oxygène de l’air. L’évolution du feu (intensité et direction) dépend très largement des caractéristiques locales du vent, elles-mêmes modifiées par le relief, voire par le feu lui-même (qui crée son propre vent).
- Une source externe d’énergie : une flamme, une étincelle. Le combustible, pour s’enflammer, doit être porté à une température suffisante pour activer la réaction chimique de combustion : il y a d’abord évaporation de l’eau contenue dans le combustible (au-delà de 100°), puis émission de gaz inflammable par pyrolyse et enfin inflammation (vers 225-275°).
Une fois déclaré, un feu se propage par un mécanisme impliquant successivement la combustion du matériel végétal avec émission de chaleur, puis le transfert de la chaleur émise vers le combustible en avant du front de flammes, l’absorption de la chaleur par le végétal en avant du front de flammes et enfin l’inflammation.
Les interdictions prises localement par votre bourgmestre ou votre gouverneur doivent être publiées. Renseignez-vous auprès de votre administration communale.
Durant les périodes de sécheresse, vous êtes également invité à consulter le site wallonie.be qui tient à jour toutes les interdictions en cours, ainsi qu'à vous tenir informé via la presse et les autorités locales (ex: site internet des communes).
Un affichage préventif est aussi mis en place aux points stratégiques des sites sensibles.

Le Département Nature et Forêt (DNF) du Service public de Wallonie joue essentiellement un rôle de prévention en matière d’incendie. Différentes instructions ont été établies et sont à suivre afin de parer aux dangers d’incendies dans les bois ainsi que celles à prendre en cas d’incendie (Circulaire n°2666).
Au niveau régional, une cellule d'expertise (Celex) Risque d'incendie en espaces naturels a été mise en place par le CORTEX pour évaluer le niveau de risque incendie en forêt sur base d'un indicateur produit par le DNF. Lorsque que le niveau de risque est élevé, l'alerte est remontée vers les provinces qui décident des mesures à mettre en place sur base des recommandations de la Celex.
Le principal moyen de lutte contre les feux de forêt reste la communication et la sensibilisation du grand public et des professionnels.
Le DNF peut aussi, à titre préventif, mettre en place des coupe feux sur les parcelles représentant un risque important. Une cartographie à destination des zones de secours est en cours de réalisation, elle reprendra des éléments indispensables à la lutte contre le feu (taille/praticabilité des voiries, points d'eau, points de croisement...).
Agir en cas d'incendie ou de risque d'incendie
Le DNF n'éteint pas les feux de forêts, ses rôles sont les suivants :
- Être présent dans la cellule de crise opérationnelle (PC-OPS) pour apporter son soutien à la Sécurité civile ;
- Guider les services de secours sur le terrain à partir des points de ralliements ;
- Sécuriser l’accès à la zone touchée et ses environs ;
- Participer à la cellule de crise provinciale ou régionale lorsqu’elles sont déclenchées.
La lutte est gérée par la zone de secours (nom donné au regroupement des services d'incendie belges en zones géographiques), qui peut faire appel à la sécurité civile.
Ce sont les autorités compétentes, à savoir :
- Le Département de la Nature et des Forêts (DNF) du Service public de Wallonie (SPW) en tant que garant de la protection des forêts,
- mais également les bourgmestres en tant que responsable de la sécurité publique sur le territoire de leur commune,
- ou encore les gouverneurs à l'échelle des provinces en tant qu'autorités de police et représentants des différents gouvernements du pays,
- Le Ministre ayant la forêt dans ses attributions peut également prendre des mesures restrictives en termes de circulation du public notamment.
Les propositions sont recommandées par la cellule d'expertise (Celex), leur application est à discrétion des autorités compétentes.
Il est toujours interdit de faire ou de transporter du feu en forêt. Il existe néanmoins des aires de barbecue encadrées par une signalétique et une réglementation précise.
En quelques secondes, vous pouvez être dépassé par un départ de feu. Prenez toutes les précautions.
Il convient d'installer son barbecue idéalement au-dessus d'une surface non végétale (terrasse, gravier, béton, etc.) et le plus loin possible de la végétation (haies, bruyères, arbustes, etc.).
Vous devez par ailleurs toujours disposer d'un moyen d'extinction à proximité directe de votre barbecue et il est prudent de disposer d’une arrivée d’eau à proximité.
Il est autorisé de brûler des rémanents (déchets de coupes de bois) mais vous devez vous situez "à minimum 100m de toute habitation, des bruyères, des vergers, des haies, du blé, des meules et des lieux où le lin est mis à sécher (...) et à minimum 25m des bois et forêts". (Article 89 du Code rural)
Vous devez également toujours maîtriser votre feu. Disposez toujours en conséquence d'un moyen d'extinction à proximité.
Il est donc interdit de brûler des déchets verts au sens propre comme du gazon fraichement coupé qui génère beaucoup de fumée et de nuisances pour les riverains, voire la circulation sur les routes à proximité.
Il est possible que votre commune ait prévu des dispositions particulières via son Règlement Général de Police Administrative. Renseignez-vous donc auprès d'elle pour éviter les mauvaises surprises. En cas de sécheresse, il convient, en effet, de rester informé car les autorités pourraient momentanément l'interdire.
Ajoutons enfin que le vent est un facteur déterminant à prendre en compte. En cas de négligence, vous pourriez être poursuivi en conséquence devant la justice.
En zone forestière et dans le cadre d'une pratique de gestion sylvicole, le brûlage de rémanents est possible mais les propriétaires doivent informer les agents du DNF 8 jours au moins en amont du brulage de rémanents. Le DNF est en droit de refuser cette demande.
