Animaux sauvages et de compagnie

[Coronavirus] Covid-19 et animaux 

Date de dernière mise à jour : 24 août 2020

Animaux de compagnie

Le nombre d'abandons d'animaux de compagnie augmente à cause de la crainte de certains propriétaires que leurs animaux soient porteurs du virus Covid-19 et que le virus puisse se transmettre à l'homme ensuite.
 
Les services du bien-être animal du SPW tiennent à rappeler que le site de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) mentionne notamment que la propagation actuelle de la Covid-19 est le résultat d'une transmission d'homme à homme. À ce jour, rien ne prouve que les animaux de compagnie puissent propager la maladie. Il n'est donc pas justifié de prendre des mesures à l'encontre des animaux de compagnie qui pourraient compromettre leur bien-être.

FAQ du site de l'Organisation mondiale de la santé animale

Plus d'infos sur le bien-être animal en Wallonie

Animaux sauvages

A ce jour, aucune évidence d'infection naturelle n'a pu être établie chez les animaux sauvages en liberté. Seules des infections naturelles chez des animaux de compagnie, des félidés en captivité (zoos) et des visons d'élevage ont été observés. En Belgique, un seul chat a été diagnostiqué positif envers ce virus depuis le début de la pandémie.

Mais, dans le contexte de la pandémie Covid-19, une vigilance et des gestes de bonnes pratiques s'imposent pour protéger les espèces animales sauvages de l'infection par le coronavirus. Un dépistage a été mis en place afin d'éviter de relâcher dans la nature des animaux infectés.

Transmission interhumaine

Le virus SARS-CoV-2 responsable de la maladie Covid-19 se propage essentiellement par transmission interhumaine. Dans le contexte de la pandémie actuelle, une certaine vigilance s'impose, notamment vis-à-vis des espèces animales plus susceptibles au virus. Une fréquence élevée de contacts entre l'homme et les animaux peut éventuellement entraîner la transmission du virus de l'homme à une espèce animale susceptible. La réciproque est également envisageable si le virus s'établissait dans une population animale.

Vigilance et évaluation continue du risque

Depuis le début de la pandémie, le Comité scientifique institué auprès de l'AFSCA (SciCom) évalue les risques associés à l'infection par le virus SARS-CoV-2 de l'homme vers l'animal et de l'animal vers l'homme. Les différents avis sont disponibles sur le site de l'AFSCA .

Le RAG-CA-wildlife, groupe de travail spécifique du Risk Assessement Group Covid19 Animals (RAG-CA), a par ailleurs préparé les évaluations associées à la faune sauvage présente en Belgique. Ces évaluations seront reprécisées en fonction des nouveaux éléments épidémiologiques qui pourraient apparaître. Dans l'état actuel des connaissances, les espèces sauvages justifiant le plus d'attention sont les mustélidés, les chauves-souris ainsi que les chats errants.

Gestes de bonnes pratiques

Aujourd'hui, la notification de l'infection d'animaux par ce virus est obligatoire pour tous les détenteurs d'animaux, les vétérinaires et les laboratoires. Pour rappel, il est strictement interdit de détenir chez soi des espèces animales vivant normalement à l'état sauvage.

Découverte d'un animal sauvage blessé ou malade

Si vous trouvez un animal en difficulté, blessé ou malade, contactez rapidement le Centre de Revalidation des Espèces Animales Vivant naturellement à l'Etat sauvage (CREAVES) le plus proche afin de recevoir les conseils les plus adaptés à l'espèce trouvée et à son état. De manière générale, ne manipulez pas vous-mêmes ces animaux, et le cas échéant, portez des gants.

Découverte d'un animal sauvage mort

Si vous trouvez un animal sauvage mort, le Réseau de Surveillance Sanitaire de la Faune Sauvage (RSSFS) organise des examens et des analyses de ces dépouilles. Des centres de collecte (congélateurs) de ces carcasses sont répartis à différents endroits en Wallonie. Toutes les informations nécessaires à l'acheminement d'un animal sauvage trouvé mort sont disponibles sur le site du RSSFS.

Concernant la découverte d'un sanglier mort, il faut impérativement contacter le Département Nature et Forêt de votre région, car la Peste Porcine Africaine n'est pas encore totalement éradiquée de notre région et une vigilance et réaction rapide restent primordiales.

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