Vaccination des enfants de 5 à 11 ans : modalités pratiques

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Sur base d'un avis favorable du Conseil supérieur de la santé et de plusieurs experts scientifiques, les Ministres de la Santé publique ont marqué leur accord à la vaccination de tous les enfants de 5 à 11 ans, sur une base volontaire et sous réserve de l’accord parental (ou du tuteur légal).

Quel vaccin ?

La vaccination se fait avec une version pédiatrique du vaccin Pfizer-BioNtech, en deux doses administrées à au moins 21 jours d'intervalle. 

Il a été développé spécifiquement pour les enfants et il est sûr. Cela est confirmé par des données provenant des États-Unis et d'Israël, où plusieurs millions d'enfants ont déjà reçu une première et une deuxième dose. Pfizer n'a noté que des effets secondaires légers, tels que de la fatigue, des maux de tête ou des frissons. 

Comment obtenir le vaccin ? 

Via une invitation à la vaccination

Les premières invitations ont été envoyées à la fin du mois de décembre pour vacciner les enfants âgés de 5 à 11 ans avec ou sans comorbidité.

En Wallonie, à partir du mercredi 19 janvier, et après une phase pilote dans les centres de vaccination de Liège et Mons le 12 et le 15 janvier, tous les centres de vaccination consacreront des plages horaires réservées à la vaccination des enfants de 5 à 11 ans.

Celles-ci sont organisées le mercredi après-midi de 14h à 17h et le samedi matin jusqu'à midi.

La prise de rendez-vous est possible via www.jemevaccine.be ou le numéro gratuit 0800/45 019.

Via les médecins médecins généralistes et les pédiatres pour les enfants qui ont des comorbidités

Les médecins généralistes et les pédiatres peuvent identifier les enfants concernés dans leur cabinet et les inviter à se faire vacciner. Les vaccins sont mis à la disposition des services pédiatriques des hôpitaux et des centres de référence pour les enfants atteints de maladies rares. Cependant, tout comme les enfants sans comorbidité, une grande partie de ce groupe cible est invitée dans un centre de vaccination. 

Les exceptions sont les jeunes qui sont alités et/ou ont une indication médicale stricte (par exemple, un handicap physique grave) et ne peuvent pas quitter leur lieu de résidence dans des circonstances normales. Ils peuvent être vaccinés à domicile par l'équipe mobile du centre de vaccination ou par leur médecin traitant. 

Pourquoi se faire vacciner ?

Les jeunes enfants tombent très rarement gravement malades après une infection. Cependant, chez une petite proportion d'enfants, le COVID-19 peut entraîner une évolution plus grave, avec une hospitalisation et une possible admission en soins intensifs. Depuis le début de l'épidémie en Belgique, 135 enfants entre 5 et 11 ans ont été hospitalisés pour cause de COVID. Aucun décès pour cause de COVID-19 n'a été recensé chez les enfants de cette tranche d'âge dans notre pays.

Une complication rare mais grave due à une infection au COVID-19 est le MIS-C. Il s'agit d'une maladie inflammatoire dans laquelle les enfants ont une fièvre persistante, pouvant entraîner une défaillance des organes. Sur 10 000 enfants infectés, 2 à 5 en ont souffert, indique-t-on aux États-Unis et en Allemagne. Fort heureusement, dans la plupart des cas, cette complication est facile à traiter. Des séquelles à long terme (COVID long) se produisent également chez les enfants, mais on ne sait pas exactement à quelle fréquence et pendant combien de temps elles persistent.

Cette évolution grave n'est pas toujours prévisible : les données de l'ECDC montrent que 78% des enfants hospitalisés pour cause de COVID-19 n'avaient pas de comorbidité. Omicron connait une évolution différente avec proportionnellement plus d'adolescents et d'enfants hospitalisés que pour le variant Delta (données en provenance d'Afrique du Sud et du Royaume-Uni).

La vaccination devrait, comme chez les adolescents, permettre de contrôler la diffusion du COVID-19 et de la maintenir à un niveau bas dans les écoles primaires, permettant dès lors aux écoles de rester ouvertes et aux activités parascolaires de reprendre leur cours normal. Le bien-être général des enfants s'en trouvera amélioré.

Un rempart contre les effets et la propagation d'Omicron ?

La question de l'efficacité contre le variant Omicron demeure, elle, encore entière. Des données provenant d'Afrique du Sud montrent déjà que deux doses du vaccin Pfizer administrées à des adultes offrent une protection d'environ 70 % contre les complications graves de l'Omicron. Nous n'avons pas encore de données pour les enfants.

Les médecins d'Afrique du Sud conseillent d'administrer le vaccin de rappel aux adultes dès que possible et de commencer la vaccination des enfants. En Belgique, au moins la moitié des enfants ont déjà contracté le COVID-19 ; la vaccination renforcera leur immunité contre l'Omicron. Pour ceux qui n'ont pas encore contracté le COVID-19, les chances qu'ils tombent gravement malades après la vaccination seront bien plus faibles. 

Attendre l'arrivée de vaccins spécifiquement développés pour les enfants n'est pas une option car cela signifierait que leur vaccination ne pourrait avoir lieu qu'à partir du troisième ou du quatrième trimestre en 2022. Dans cet intervalle, le variant Omicron aurait la capacité de se propager dans cette tranche d'âge avec tout ce que cela implique au niveau des fermetures d'écoles. En outre,  nous ne connaissons l'impact de cette large diffusion du variant Omicron en termes d'hospitalisations sur les enfants ou sur ses éventuelles conséquences à plus long terme.

Pas de CST pour cette tranche d'âge

L'accès des enfants de 5 à 11 ans aux activités ne sera pas restreint en fonction de leur statut vaccinal. En conséquence, il n'y aura pas de CST pour cette tranche d'âge.

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