Le Tram à Liège, c’est parti !

Jeudi, 31 Janvier, 2019

Le 31 janvier restera un grand moment pour les autorités wallonnes et liégeoises, ainsi que pour tous les opérateurs publics et privés (Opérateur de Transport de Wallonie - Consortium Tram’Ardent - Banque européenne d’investissement) qui ont travaillé d’arrache pied pour préparer ce dossier. Le contrat a été signé ce jeudi pour la construction du tram de Liège, après près de 10 ans de discussions. Le tram devrait effectuer son premier trajet en 2022.

« Liège en commun » - LA solution de mobilité à Liège

Tout comme les autres grandes villes européennes, Liège doit faire face aux défis liés à la mobilité, avec une croissance constante des voyageurs et un besoin crucial d’alternatives vertes et fiables à la voiture.

Pour exemple, le nombre de déplacements en bus a doublé en 10 ans pour atteindre 57 millions de déplacements. Le tram représente donc la solution collective de mobilité la plus efficace et la plus durable qui a été retenue par le Gouvernement wallon.

En tant que transport écologique, moderne et rapide, le tram permet non seulement de désengorger et de faire respirer la ville, mais également de réaménager les espaces publics en faveur des piétons, des cyclistes et d’une mobilité douce.

À quoi ressemblera le tram de Liège

Composé d’une vingtaine de rames capables de transporter 310 passagers chacune, toutes les 4'30, le tram de Liège desservira21 stations sur un tracé de 11.7 km.

Chaque rame sera, quant à elle, composée de 2 cabines de conduite, 8 doubles portes par côté, 1 climatisation, 8 écrans simple face, 26 haut-parleurs, 1 port USB pour deux sièges, 1 plancher plat, 58 places assises, 3 emplacements dédiés aux PMR et aux poussettes ainsi que 2 emplacements dédiés aux malvoyants, avec un espace sous le siège pour un chien guide.

Conçu comme une véritable colonne vertébrale de transport, le tram liégeois sera ainsi connecté à deux parkings relais (en ouvrage et gardiennés), au centre historique liégeois et à des pôles importants de développement tels que, le stade du Standard, le Val Benoît, le parc de la Boverie, le quartier des Guillemins, etc. Un triangle multimodal sera formé par la Gare des Guillemins, la station de tram et celle des bus TEC.

Redéploiement de l’offre de transport en commun

Le projet du tram va profondément modifier la mobilité urbaine et va entraîner avec lui une restructuration du réseau des bus. Le moment est idéal pour repenser l’image globale du réseau.

En étroite collaboration avec le bureau d’étude Liègetram, le TEC mène une réflexion de manière à créer des dessertes efficaces et pertinentes autour de ce nouveau mode de transport.

Une analyse importante du réseau est déjà en cours et l’objectif global de ce diagnostic est d’affiner les possibilités de déplacements de nos concitoyens. Cette mission s’effectuera bien entendu en concertation avec les villes et communes concernées.

Qui construira le tram ?

L’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW) a attribué le marché du tram de Liège au Consortium « Tram'Ardent », composé du Groupe COLAS qui réalisera l’infrastructure, de CAF, constructeur de tram espagnol et de DIF, société de gestion de fonds d’investissement spécialisés dans le secteur des infrastructures.

la construction du réseau électrifié entre Sclessin et Coronmeuse, en ce compris les systèmes complémentaires comme les carrefours ;

la création et la gestion du centre de maintenance et de remisage à Bressoux pour l’hébergement des rames à l’arrêt et des activités de maintenance. Le poste de commande central y sera également implanté ;

  • l’intégration du matériel billettique du TEC ;
  • l’aménagement des espaces urbains connexes à la ligne sur l’ensemble du tracé et favorisant la mobilité douce ;
  • la maintenance pendant toute la durée du contrat.

 

Le chantier : planning et accompagnement

Les grandes étapes du chantier sont divisées en trois phases : une première phase d’études, une deuxième phase de travaux et une troisième phase d’essais.

Cette deuxième phase de travaux est planifiée à titre indicatif comme suit :

  • En mai 2019 : le début des travaux ;
  • En avril 2020 : la 1ère pose de voies (Léopold) ;
  • En mai 2021 : la réception de la 1ère motrice ;
  • En juin 2021 : la fin des travaux d’infrastructure ;
  • En avril 2022 : la livraison du dernier tram.

La troisième phase d’essais débouchera, quant à elle, sur une mise en service commerciale du tram en octobre 2022.

Pour accompagner au mieux ce chantier, un vaste plan de communication sera déployé. Parmi les actions prévues, citons notamment :

  • Une grande séance d’information à l’attention de tous les Liégeois ;
  • Des réunions publiques d’information par zone de chantier ;
  • Des permanences hebdomadaires locales de chantier ;
  • Des visites guidées du chantier ;
  • Un Espace Tram dédié ;
  • Des dépliants, des toutes-boîtes et des campagnes d’information ciblés pour les publics concernés ;
  • Une ligne de téléphone 0800
  • Une présence sur les réseaux sociaux ;
  • Un nouveau site web letram.be ;

 Liège, après 2022

Le visage de Liège en 2022 sera, sur près de 50 hectares, entièrement réaménagé autour du tram. Les objectifs du tram à Liège sont multiples : répondre aux problèmes de mobilité, transporter deux fois plus de citoyens, mettre en place un réseau structurant et une offre de service adaptée.

Mais il s’agit surtout d’un signal fort quant à l’intérêt de la Ville de Liège, avec l’implication des acteurs concernés (commerçants, riverains, associations), à relever des défis environnementaux en mettant en place une politique plus verte et respectueuse de la planète.

En effet, outre l’arrivée tant attendue du tram ainsi que la mise en exergue des différents moyens de mobilité douce, Liège accueillera, entre autres, le futur écoquartier de Coronmeuse ainsi que la Cité administrative zéro carbone.

La Métroplole Liégeoise étant également un pôle économique et culturel, le tram lui permettra de relier les différents pôles importants tels que le Val Benoît, le quartier des Guillemins, le parc de la Boverie via la nouvelle passerelle, le centre-ville, le cœur historique, le futur écoquartier de Coronmeuse, la zone économique et multimodale de Bressoux.