E411 : projets pilotes de bandes réservées au covoiturage

Mardi, 7 Mai, 2019

Deux projets pilotes de covoiturage innovants ont été lancés au nord et au sud de l’autoroute E411/A4, à Arlon et à Wavre. Premiers du genre en Europe, ces dispositifs visent à diminuer les embouteillages à l'approche de la frontière luxembourgeoisede et de Bruxelles.

Le premier projet est développé entre Arlon et Sterpenich, soit sur environ 10 km en direction du Luxembourg. Le second projet est mis en place entre Wavre et Rosière, soit sur environ 4 km en direction de Bruxelles.

Mode d'emploi

Concrètement, la bande d’arrêt d’urgence peut être empruntée en cas d’embouteillage, avec une vitesse maximale autorisée de 50 km/h, par tout véhicule léger comprenant au minimum 3 personnes (conducteur compris) à son bord.

Les camions et motos ne peuvent donc pas emprunter cette bande. Quant aux bus, ils sont uniquement autorisés à Wavre mais pas à Arlon en raison de l'étroitesse de la bande d'arrêt d'urgence.

Respect des consignes

Des dispositifs électromécaniques permettront de vérifier si ces consignes sont bien respectées. Deux points de contrôle par zone pilote sont installés, ils se composent de :

  • deux caméras ANPR, permettant de relever les plaques du véhicule (avant et arrière), de définir le type de véhicule qui emprunte la bande et de calculer sa vitesse
  • deux caméras d’analyse d’images qui, grâce à une série de clichés pris au travers du véhicule et à un logiciel de détection faciale déterminent le nombre d’occupants à bord du véhicule (elles sont équipées de projecteur infrarouge pour assurer la détection de nuit)
  • deux caméras d’environnement permettant une vue globale sur le trafic

Les informations sont centralisées au Centre Perex.

En cas de non respect, les amendes pourront s’élever à 58 €. Il est à noter que les points fixes précités seront complétés par un point de contrôle mobile.

Concernant la vitesse, un panneau à message variable situé à environ 200 m en aval du premier point de contrôle permettra d’avertir les conducteurs dont la vitesse serait trop élevée. Il n’est pas prévu de verbalisation via les dispositifs fixes pour la vitesse. Par contre, des radars mobiles seront installés régulièrement.

Évaluation

Ces projets pilote menés conjointement par le SPW Mobilité et Infrastructures et la SOFICO seront évalués sur une période d’un à deux ans, pour juger la pertinence d’une extension à d’autres zones.

Ils s'intègrent dans la vision Fast 2030 du Gouvernement wallon qui vise notamment à parvenir à un taux d’occupation de 1,8 personne/véhicule à l’horizon 2030 (contre 1,3 actuellement).

Communiqué de presse complet