Activités nautiques : appel à la prudence et au respect des règles

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Port des yachts de Liège
SPW/V. Putzeys
Durant l'été, les Wallons font la part belle aux activités nautiques. Cette année, on constate même une augmentation de la pratique de celles-ci. Pour que l'expérience se passe au mieux, le SPW Mobilité et Infrastructures rappelle quelques règles à respecter.

En Wallonie, l'accès à l'eau, la circulation sur le réseau et la pratique des activités nautiques sont réglementées. 

La baignade, seulement aux endroits autorisés

Etant donné les températures estivales, la tentation sera grande de vouloir plonger dans une des voies d'eau. Si la baignade est globalement interdite sur le réseau navigable et les lacs des barrages-réservoirs, certaines zones de baignade répondant à des critères précis de qualité de l'eau ont été définies.

Pour consulter la carte des zones de baignade wallonne

La vitesse de navigation est limitée

Comme c'est le cas sur nos routes, la navigation sur le réseau navigable est soumise à des limitations de vitesse, différentes d'une voie d'eau à l'autre. Si la Meuse et le canal Albert peuvent être navigués à 15 km/h maximum, la vitesse de navigation sur la Sambre est limitée à 9 km/h tandis que les principaux canaux et le Haut Escaut sont, eux, limités à 8 km/h. Toutes les embarcations motorisées sont tenues de respecter ces limites de vitesse et la Police de la navigation effectue régulièrement des opérations de contrôle.

Certains tronçons du réseau navigable autorisent des vitesses supérieures (cf. annexe). Ces endroits, appelés « pistes vitesse », sont localisés de façon précise et accessibles, généralement à la belle saison, entre 10h et 20h. A ces endroits, la pratique des hors-bords (avec ou sans ski nautique), des motos d'eau et/ou des jet skis y est autorisée avec une limite de vitesse maximale de 60 km/h. 

Carte des pistes de vitesse sur les voies d'eau wallonne
Pistes de vitesse et zones dédiées aux activités nautiques sur le réseau navigable wallon

N'accède pas qui veut aux écluses

Pour des raisons de sécurité, les écluses, ascenseurs et plan incliné sont accessibles aux embarcations capables de s'y amarrer. Un permis de circulation doit avoir également été obtenu auprès d'un bureau d'enregistrement du réseau. Dès lors, le franchissement de ces ouvrages concerne principalement les bateaux marchands, les bateaux de croisière et les bateaux de plaisance itinérants.

Les embarcations légères de type canoë-kayak, aviron, stand up paddle, jet ski, moto nautique, float tube et petit bateau électrique ne peuvent franchir ces ouvrages.

Endroits accessibles aux activités nautiques non motorisées

La passe navigable, c'est-à-dire la partie de la voie d'eau réservée aux bateaux marchands et autres embarcations motorisées (voir schéma), n'est par définition pas accessible aux activités nautiques non motorisées. Si des dérogations à cette règle sont toujours possibles, elles ont fait l'objet d'une autorisation préalable délivrée par le SPW Mobilité et Infrastructures.

Types de zones sur une voie d'eau
Illustration des types de zones sur une voie d'eau

Certaines voies d'eau disposent d'un espace suffisant entre la passe navigable et la berge pour accueillir ces activités. C'est le cas de la Meuse, notamment. Les autres voies navigables à grand gabarit comme la Sambre, le Haut-Escaut, le canal Albert, le canal Charleroi-Bruxelles, le canal du Centre, le canal Nimy-Blaton-Péronnes et le canal Pommer?ul-Condé ne disposent que de quelques endroits où des activités non motorisées sont possibles. En effet, sur ces voies d'eau, la passe navigable occupe toute la largeur du bief. 

Les embarcations légères sont également tenues de respecter une distance de sécurité vis-à-vis des barrages (50 mètres) ou d'une écluse (250 mètres). 

Pour consulter le communiqué de presse

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