Développement durable : la Wallonie se dote d'une feuille de route jusqu'en 2030
Le Gouvernement wallon a adopté, ce jeudi en 1ère lecture, le projet de 4ème Stratégie wallonne de développement durable. Cette feuille de route fixe les priorités de la Région jusqu'en 2030 et confirme un changement de méthode : davantage de cohérence, des objectifs mesurables et des actions concrètes à fort impact.
À chaque nouvelle législature, la Wallonie actualise sa feuille de route en matière de développement durable. Conformément à cet engagement, le Gouvernement travaille à sa 4ème Stratégie wallonne de développement durable (SWDD4). Objectif ? Orienter, par des actions concrètes, l’atteinte par la Wallonie des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
Le projet de texte, adopté ce jeudi en 1ère lecture, vise à renforcer la cohérence des politiques régionales et à concentrer l'action publique sur des priorités clairement identifiées. Il s'articule à cet effet autour de trois volets complémentaires :
1. une vision à l'horizon 2030 ;
2. des objectifs assortis d'indicateurs permettant d'en mesurer régulièrement les progrès ;
3. un plan de seize actions transversales portées par le Gouvernement et l’administration.
Cette stratégie traduit le changement de méthode engagé par la Wallonie : concentrer les moyens sur des projets structurants, privilégier les partenariats et évaluer les résultats afin de maximiser l'impact des politiques menées sur le terrain.
Elle s'inscrit dans une dynamique déjà engagée. Fin 2025, le Gouvernement a lancé un appel à projets fondé sur une logique d'impact, de coopération et d'évaluation. Le mois dernier, douze projets structurants ont été retenus parmi 158 candidatures. Ils bénéficieront d'un accompagnement jusqu'en 2030 grâce à un financement pluriannuel de près de 7,4 millions d'euros.
Cette approche illustre la philosophie de ce Gouvernement : soutenir des initiatives capables de produire des résultats concrets, mesurables et durables au bénéfice des citoyens, des entreprises, des pouvoirs locaux et du monde associatif.
Cécile Neven, Ministre du Plan Air-Climat et du Développement Durable : « Le développement durable n'a de sens que s’il s’intègre au sein de l’ensemble des politiques sectorielles, s'il améliore concrètement la vie des citoyens, renforce la compétitivité de nos entreprises et prépare durablement l'avenir. C'est pourquoi nous avons choisi une méthode fondée sur l'action, l'évaluation et les résultats. »
Adrien Dolimont, Ministre-Président wallon : « Notre ambition est de faire du développement durable un fil conducteur de toutes les politiques wallonnes. Cela suppose de mieux coordonner l'action publique, de renforcer les partenariats et de concentrer les moyens là où ils produisent le plus d'impact pour la Wallonie. »
Plan Air-Climat : le Gouvernement valide sa feuille de route 2026 et confirme la dynamique en cours
Un an après l'adoption d’une première feuille de route pour le Plan Air Climat Énergie (PACE) 2030, le Gouvernement réitère l’exercice, actualise les priorités, et valide sa feuille de route 2026.
Au sortir de la précédente législature, un constat s’imposait : faute de pilotage, seules 13 des 295 mesures du Plan Air Climat Énergie (PACE) 2030 avaient été mises en œuvre (soit moins de 5%). Pour y remédier : une priorisation annuelle, un suivi régulier et une implication claire de chaque Ministre ont été concrétisés.
Un an plus tard, les résultats sont au rendez-vous. Sur les 98 mesures priorisées en 2025, 84 ont été engagées et 8 sont réalisées, soit un taux d'avancement de 82%. Plus globalement, sur l'ensemble du PACE, qui compte plus de 300 mesures suite à son élargissement, 54 sont désormais réalisées et 153 en cours. Près des deux tiers du plan sont donc enclenchés.
101 mesures, trois nouvelles priorités
La feuille de route 2026 rassemble 101 mesures prioritaires. Trois nouvelles mesures y sont intégrées: le soutien à l'électrification de la flotte des opérateurs de transport social à la demande, l'octroi de chèques mobilité durable aux publics précarisés et la simplification des procédures de permis en matière d'énergie renouvelable et d'isolation.
Les mesures inscrites dans les feuilles de route sont majoritairement des mesures structurantes qui s’inscrivent dans le temps long des politiques publiques. Leur mise en œuvre, souvent liée à des processus législatifs exigeants, nécessite du temps, mais constitue une étape indispensable pour déployer des transformations durables.
Accessible à tous
Aussi, et c’est une première, dans une volonté de transparence, le Gouvernement a décidé de publier la feuille de route 2026 sur le site de l'Agence wallonne de l'Air et du Climat (AWAC). Les mesures prioritaires retenues sont dès à présent consultables en ligne.
Cécile Neven, Ministre du Plan Air-Climat : « La transition climatique ne se résume pas à fixer des objectifs sur papier. Sans traduction de ceux-ci en actions concrètes, ils ne seront jamais atteints. Ce Gouvernement a fait le choix de s’engager avec méthode et transparence dans la concrétisation des objectifs jugés prioritaires. Les résultats sont là ».
Adrien Dolimont, Ministre-Président de la Wallonie : « Cette feuille de route est le reflet de la méthode que nous appliquons à l'ensemble de l'action gouvernementale : fixer des priorités, responsabiliser chacun et suivre l'avancement des engagements. C'est de cette manière qu’on redonne de la crédibilité à l'action publique. »
Gestion des eaux pluviales, le Gouvernement wallon renforce la prévention des risques dès les demandes de permis d’urbanisme
Le Gouvernement wallon s’est penché sur une circulaire visant à renforcer la prise en compte de la gestion des eaux pluviales dans le cadre de l’instruction des demandes de permis d’urbanisme. Cette circulaire a pour objectif de faciliter la bonne application des règles existantes, d’améliorer la prévention des risques d’inondation et de favoriser une utilisation plus durable des ressources en eau.
Contexte
Les inondations de juillet 2021 ont rappelé l'importance d'agir en amont pour limiter les conséquences des phénomènes météorologiques extrêmes. Elles ont également conduit le Parlement wallon à adopter plusieurs recommandations en mars 2022 afin de mieux lutter contre l'imperméabilisation des sols, de renforcer la gestion des eaux pluviales à la source et d'assurer un meilleur suivi des mesures imposées dans les permis. La circulaire s'inscrit pleinement dans cette démarche.
Une approche cohérente et pragmatique
Elle ne crée aucune nouvelle obligation juridique, mais fournit aux autorités compétentes et aux auteurs de projets un cadre d'interprétation commun pour intégrer, dès la conception des projets, des solutions efficaces de gestion des eaux pluviales. Elle s’appuie également sur le Référentiel wallon de gestion durable des eaux pluviales, disponible depuis 2023, qui accompagne les concepteurs de projets, les administrations et les autorités dans leurs décisions.
Dans un contexte marqué à la fois par l’augmentation des épisodes de pluies intenses et par des périodes de sécheresse plus fréquentes et plus marquées, la circulaire souligne également l’intérêt que peuvent présenter, lorsque les caractéristiques du projet le justifient, les dispositifs de récupération et de réutilisation des eaux de pluie, tels que les citernes. Celles-ci peuvent contribuer à la valorisation locale de la ressource et à la temporisation des eaux pluviales, en complément d’autres mesures adaptées aux caractéristiques du site et du projet.
La circulaire rappelle enfin les outils déjà disponibles pour assurer le contrôle de la bonne mise en œuvre des dispositifs hydrologiques prévus dans les permis.
En concertation avec les acteurs de terrain
Avant sa présentation au Gouvernement, la circulaire a été examinée au sein de la Task Force CoDT, qui réunit notamment les représentants des secteurs de la construction, de la promotion immobilière, des architectes, des notaires, des pouvoirs locaux et de l'administration wallonne. Le texte a été adapté à la lumière des observations formulées afin de garantir son applicabilité sur le terrain.
En favorisant une application harmonisée des règles existantes, la circulaire renforce la sécurité juridique des décisions ainsi qu’une égalité de traitement entre les demandeurs de permis et contribue à une gestion plus responsable des eaux pluviales sur l'ensemble du territoire wallon.
François Desquesnes, Ministre wallon du Territoire :
« Face aux défis climatiques, nous devons davantage anticiper. Cette circulaire donne aux autorités locales et aux porteurs de projets des repères clairs pour intégrer des solutions concrètes, efficaces et adaptées à chaque situation. Notre objectif est simple : protéger davantage les citoyens et renforcer la résilience de notre territoire. »
Yves Coppieters, Ministre wallon de l’Environnement :
« Une gestion plus raisonnée de l’eau constitue un enjeu majeur tant pour faire face aux épisodes de pluies intenses que pour préserver la ressource. Les citernes de récupération peuvent utilement contribuer à certains usages non potables et participer à une meilleure gestion des eaux pluviales. Elles présentent également l'intérêt d'éviter que de l'eau destinée à être utilisée pour des sanitaires, l'entretien ou l'arrosage ne doive être prélevée, traitée, rendue potable puis distribuée alors même que ces usages ne nécessitent pas une qualité alimentaire. »
Par cette circulaire, le Gouvernement wallon veut renforcer la prévention des risques, accompagner au mieux les communes et les porteurs de projets avec des outils concrets et ainsi construire une Wallonie plus résiliente, plus durable et plus attentive à l’utilisation responsable des ressources publiques et naturelles.
Transformer la crise du textile en opportunité : la Wallonie soutient l’émergence d’une filière textile circulaire
Face à la crise du textile usagé, le Gouvernement wallon lance un appel à projets de 4 millions d’euros destiné à développer de nouveaux débouchés industriels pour les textiles usagés collectés en Wallonie. L’objectif : transformer un défi environnemental majeur en opportunité, en complétant les activités de réemploi par le développement de nouveaux débouchés industriels et de recyclage ainsi que le renforcement des capacités de valorisation sur notre territoire.
L’essor de la fast fashion, l’augmentation constante des volumes mis sur le marché, la baisse de la qualité moyenne des vêtements et la fragilisation des débouchés traditionnels exercent une pression croissante sur les acteurs du réemploi et du recyclage. Depuis l’obligation de collecte sélective des textiles début 2025, les volumes collectés ont accentué les difficultés rencontrées par l’ensemble de la filière.
Pour répondre à cette situation, le Gouvernement wallon lance un appel à projets doté de 4 millions d’euros, confié à W.ALTER, filiale de Wallonie Entreprendre. L’appel soutiendra des projets industriels structurants portés par des entreprises d’économie sociale, seules ou en partenariat avec d’autres acteurs économiques, afin de développer de nouvelles capacités de tri avancé, de préparation industrielle, de recyclage et de transformation des textiles usagés. L’ambition est de faire émerger en Wallonie une véritable chaîne de valeur textile circulaire. Les projets retenus devront notamment être technologiquement matures, proches du marché, traiter au minimum 3.000 tonnes de textiles usagés par an et démontrer leur capacité à créer des débouchés concrets pour des flux aujourd’hui en difficulté.
Ces derniers mois, plusieurs mesures ont déjà été prises : un soutien exceptionnel au stockage temporaire des textiles collectés, une compensation complémentaire de 151 euros par tonne triée, l’exonération de la taxe sur l’incinération des déchets textiles ultimes issus de la collecte sélective, ainsi que la préparation de la future Responsabilité Élargie du Producteur (REP) textile attendue à l’horizon 2028.
Yves Coppieters, ministre wallon de l’Environnement et de l’Économie sociale : « Cette nouvelle étape vise désormais à préparer l’avenir. Il s’agit de passer d’un modèle historiquement centré sur le réemploi et l’exportation vers une filière davantage fondée sur la valorisation locale des matières, le recyclage des fibres et la création de valeur en Wallonie ».
Réemploi, recyclage et circularité : la Wallonie modernise la gestion des déchets électroniques
Le Gouvernement wallon a adopté en troisième lecture un nouvel arrêté encadrant la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Le texte transpose les dernières exigences européennes, renforce la responsabilité des producteurs et donne la priorité au réemploi.
Electroménagers, téléphones, ordinateurs, écrans, lampes ou encore panneaux photovoltaïques en fin de vie : ces équipements contiennent à la fois des matières premières précieuses et des substances qui nécessitent un traitement adapté.
L’une des avancées majeures du texte consiste à donner une place plus importante au réemploi : lorsqu’un appareil peut encore être utilisé ou remis en état, sa réutilisation doit être privilégiée avant son recyclage. L’arrêté établit des règles claires permettant de distinguer les équipements destinés au réemploi des véritables déchets et fixe des conditions de contrôle et de test garantissant leur qualité et leur sécurité. Cette évolution soutient également les acteurs du réemploi et de l’économie sociale.
Le texte renforce également la collecte sélective des déchets électroniques. L’usage des recyparcs reste gratuit pour les usagers mais des mesures supplémentaires sont prévues pour améliorer la sécurité des filières, notamment face aux risques croissants d’incendie liés aux batteries au lithium. Dans cette optique, la collecte de petits déchets électroniques dans les établissements scolaires est désormais interdite.
L’arrêté confirme par ailleurs le principe de responsabilité élargie du producteur : les fabricants et metteurs sur le marché devront continuer à financer et organiser la collecte, le traitement, le recyclage et la valorisation de leurs produits lorsqu’ils deviennent des déchets. Ils devront également renforcer leurs actions de prévention.
Yves Coppieters, ministre wallon de l’Environnement : « La Wallonie maintient un haut niveau d’ambition environnementale en fixant des valeurs-cibles élevées en matière de valorisation, de réemploi et de recyclage, dans la continuité des performances déjà atteintes par notre pays. L’objectif est d’accélérer la transition vers une économie plus circulaire, où les ressources sont préservées le plus longtemps possible ».
Pour une économie circulaire complète : la Wallonie se dote d'une feuille de route sur les déchets ultimes
Le Gouvernement wallon a validé une feuille de route destinée à anticiper les besoins futurs en infrastructures de gestion des déchets. L'objectif est de renforcer la prévention, poursuivre le développement de l'économie circulaire, renforcer le recyclage et le réemploi, tout en garantissant une gestion responsable des déchets ultimes qui ne disposent pas encore d’alternative.
Malgré les progrès technologiques et le développement de nouvelles filières circulaires, certains déchets ne disposent toujours pas d'alternative opérationnelle et doivent continuer à être gérés dans des conditions sûres et maîtrisées. Cette démarche vise à garantir l'adéquation entre les besoins futurs et les capacités disponibles sur le territoire, conformément aux principes européens d'autosuffisance et de proximité.
Cette feuille de route accompagne les ambitions de Circular Wallonia 2.0, qui vise à renforcer la résilience économique de la Wallonie, à développer de nouvelles filières de recyclage et à soutenir la réindustrialisation autour des matières secondaires. L'élaboration de cette stratégie s'est appuyée sur une vaste consultation réunissant plus de vingt-cinq acteurs publics et privés du secteur. Ces échanges ont confirmé une volonté de réduire le recours à l'élimination lorsque des solutions alternatives existent, tout en préservant les capacités nécessaires pour les déchets ultimes.
La feuille de route prévoit un suivi régulier des besoins et des capacités disponibles en Wallonie afin d'anticiper les tensions futures. Elle organise une gestion parcimonieuse des centres d'enfouissement technique, réservés aux seuls déchets ultimes, et identifie comme priorités particulières les déchets dangereux, les déchets contenant de l'amiante, les terres polluées ainsi que les résidus issus des activités de recyclage, de valorisation et de dépollution. Elle soutient parallèlement le développement de nouvelles filières et de solutions innovantes destinées à réduire les quantités orientées vers l'élimination.
Yves Coppieters, ministre wallon de l'Environnement : « Une économie circulaire n'existe pas sans gestion des déchets ultimes. L'objectif n'est donc pas d'opposer économie circulaire et infrastructures de traitement, mais au contraire de garantir les conditions nécessaires à la réussite de la transition. Mon ambition est claire : prévenir, réemployer et recycler toujours davantage. »
La Wallonie lance « ovo-diagnostic », une étude inédite sur la qualité des œufs autoproduits
Le Gouvernement wallon a approuvé ce jeudi le lancement du projet « Ovo-diagnostic », une étude de grande ampleur destinée à mieux comprendre la qualité des œufs produits par les particuliers. Menée par l’ISSeP (Institut Scientifique de Service Public) sur une période de deux ans, cette initiative vise à disposer de données fiables afin d’évaluer l’éventuelle présence de polluants environnementaux dans les œufs issus de poulaillers domestiques et, si nécessaire, à formuler des recommandations. La phase de communication et de recrutement est prévue pour septembre.
Plusieurs études réalisées en Belgique et dans les pays voisins ont montré que les œufs autoproduits pouvaient parfois présenter des niveaux de contamination supérieurs à ceux observés dans le commerce, notamment en raison du contact direct des poules avec leur environnement. Dans ce contexte, la Wallonie souhaite disposer d’un état des lieux objectif de la situation sur son territoire. L’étude analysera plusieurs familles de polluants environnementaux, parmi lesquels les PFAS, les PCB, les dioxines et furanes, les métaux lourds, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les retardateurs de flammes bromés ainsi que certains produits phytosanitaires.
Concrètement, 150 poulaillers domestiques seront sélectionnés à travers l'ensemble de la Wallonie. Une campagne d'information sera d'abord lancée afin de recruter des volontaires. Des prélèvements d'œufs seront ensuite réalisés avant une phase d'analyse et d'interprétation des résultats. L'objectif est non seulement de mesurer d'éventuelles contaminations, mais aussi les causes. Chaque participant recevra ses résultats individuels. Une communication globale sera également réalisée afin d'informer l'ensemble des citoyens. Pour mener ce projet, la Wallonie mobilise un budget de près de 986.000 euros.
Yves Coppieters, Ministre wallon de la Santé et de l’Environnement : « Cette étude s'inscrit dans la continuité du travail mené par la Wallonie sur les polluants environnementaux. Notre volonté est simple : mieux comprendre les éventuelles sources d'exposition afin de protéger la santé des citoyens tout en leur fournissant une information fiable, basée sur des résultats scientifiques. »
La Wallonie poursuit la reconversion de friches à Chaudfontaine, Sambreville et Soumagne
Le Gouvernement wallon a validé les plans d’assainissement portés par la SPAQuE pour les sites de la Capsulerie de Chaudfontaine et du site SAMERA à Sambreville. Il avait également validé le plan d’assainissement du site de l’ancienne Société Générale Coopérative à Soumagne, début juillet. Au total, la Wallonie mobilise plus de 5 millions d’euros pour l’assainissement de ces trois friches.
À Chaudfontaine, l’ancien site de la Capsulerie, situé avenue des Thermes, est aujourd’hui une friche présentant des pollutions historiques des sols et eaux souterraines. Le projet d’assainissement retenu prévoit l’excavation partielle des terres polluées, le confinement de certaines zones au moyen d’un géotextile ainsi que le traitement de la nappe souterraine, accompagné d’un monitoring environnemental sur plusieurs années. Une fois les travaux réalisés, la commune de Chaudfontaine envisage le développement de logements, d’espaces publics et d’aménagements prévus après les inondations de 2021.
Le Gouvernement wallon a également validé l’assainissement du site SAMERA à Sambreville, présentant des pollutions historiques aux hydrocarbures et solvants chlorés. Vu le volume limité des zones polluées, la solution consiste en une excavation et une évacuation complète des terres concernées. Les travaux comprendront également la gestion d’espèces invasives, des opérations de déconstruction ainsi que des aménagements en vue de la reconversion du site. Idéalement situé (centre-ville, gare, RAVeL), le site pourra accueillir des fonctions résidentielles, commerciales et récréatives dans le cadre du plan de redéploiement du Val de Sambre.
À Soumagne, le Gouvernement wallon a également approuvé la première phase de l’assainissement du site de l’ancienne Société Générale Coopérative. Cette friche, propriété de la commune, fait l’objet d’un projet de réaménagement destiné à accueillir de nouvelles activités communales.
Yves Coppieters, Ministre wallon de l’Environnement : « Réhabiliter les friches, c’est redonner une nouvelle vie à des espaces aujourd’hui inutilisés tout en évitant d’artificialiser davantage notre territoire. Avec les projets de Chaudfontaine, de Sambreville et de Soumagne, nous traitons des pollutions héritées du passé pour permettre l’émergence de nouveaux projets utiles aux habitants et au développement de ces communes. »
Adrien Dolimont, Ministre Président : « La Wallonie doit tirer le meilleur parti de son foncier disponible. Réhabiliter ces friches, c'est donner une nouvelle perspective à des terrains aujourd'hui inutilisés et permettre aux communes de construire les projets dont elles ont besoin. »
Rénovation énergétique : la Wallonie annonce les contours de son futur régime de soutien
Le futur régime de soutien à la rénovation énergétique, qui entrera en vigueur le 1er octobre 2026 en Wallonie, évoluera vers un système unique de prêt aidé, centré sur les logements les plus énergivores. Objectif ? Garantir l’efficience, la soutenabilité et la lisibilité du système pour les usagers.
En début de législature, le précédent système de soutien à la rénovation a montré ses limites. Multiplication et chevauchements de dispositifs au travers de plus de 120 primes différentes, délais de traitement de deux ans et dérapage budgétaire d’1 milliard d’euros ont menacé la pérennité même des aides accordées aux ménages. Face à ce constat, le Gouvernement wallon a pris la décision d’initier une réforme de fond. Un régime temporaire - restant le plus avantageux du pays - a d'abord été mis en place afin d'éviter un arrêt brutal du soutien qu’un moratoire aurait provoqué, tout en rétablissant progressivement l'équilibre financier.
L'ambition est désormais de tourner définitivement cette page en construisant un dispositif simple, lisible, efficient et financièrement soutenable, capable d'accompagner durablement les Wallonnes et les Wallons. A cet effet, le Gouvernement a approuvé, ce jeudi, les modalités du nouveau régime de soutien, qui entrera en vigueur au 1er octobre 2026. Objectif ? Eradiquer les passoires énergétiques.
En pratique :
1. Focus sur les passoires et exigence de « saut de label » : le soutien régional sera dorénavant réservé aux projets de rénovation visant des logements :
• disposant d'un label PEB G ou F et dont les travaux leur permettront d'atteindre au minimum le label D (ESPEC ≤ 340 KWh/m².an);
• disposant d’un label PEB E et dont les travaux leur permettront d’atteindre au minimum le label C (ESPEC ≤ 255 KWh/m².an).
Cette approche vise la sortie des passoires énergétiques, qui représentent aujourd'hui l'un des principaux défis du parc immobilier wallon. Il s’agit également de maximiser l'impact de chaque euro public investi, en soutenant des projets d’une certaine ampleur.
2. Aide calibrée en fonction des revenus et de l’économie d’énergie induite pas les travaux projetés
3. Montant du crédit réhaussé : le montant pouvant être emprunté sera porté à 75.000 euros pour les maisons unifamiliales, contre 60.000 euros jusqu’ici. Et ce, afin de mieux tenir compte du coût réel des rénovations énergétiques visées par le nouveau régime.
4. Lisibilité et simplicité : un seul outil, le prêt, structurera l’aide régionale en deux axes :
- Le Rénopack, c'est-à-dire un prêt à taux zéro assorti d'une réduction du montant à rembourser assimilable à une subvention. Ce dispositif, déjà bien connu des citoyens, concernera les ménages de catégories C1, C2 et C3.
- Le Rénoprêt, c'est-à-dire un prêt à taux, fonction de la catégorie de revenus du ménage demandeur. Ce prêt sera réservé aux personnes relevant de la catégorie de revenus C4, aux propriétaires-bailleurs et aux associations de copropriétaires.

1 Montants indexés au 1er janvier 2026. Une réduction de 5.000 € par personne à charge sera également appliquée au montant des revenus imposables.
2 Majoration comprise de 5% pour l’utilisation d’écomatériaux
L'aide régionale sera calculée globalement sur l'ensemble des travaux éligibles (toiture, isolation, châssis, chauffage…) du projet de rénovation, et non plus poste par poste. Cette évolution simplifiera les démarches et favorisera une approche cohérente de la rénovation énergétique.
A noter, le Rénoprêt pourra afficher un taux zéro dans le cas particulier des travaux d'adaptation du logement au handicap ainsi que des travaux de réhabilitation rendus nécessaires à la suite d'une calamité naturelle reconnue. Dans les autres cas, il offrira un taux préférentiel par rapport aux conditions de marché (banques).
5. Parcours cohérent : pour accéder aux prêts, les ménages demandeurs devront impérativement réaliser un audit préalablement aux travaux. L'audit, qui fait partie de la liste des investissements éligibles, permet en effet d'identifier les travaux prioritaires, de planifier les différentes étapes de rénovation et d'éviter les situations où certains investissements empêchent ou compliquent des interventions futures.
Pour les ménages relevant de la catégorie de revenus C1, l'expertise énergétique réalisée dans le cadre de l'octroi d'un Rénopack pourra valoir pour audit. Son coût pourra être intégré au financement.
6. Appartements et copropriétés : le soutien sera adapté aux spécificités des immeubles à appartements.
Pour les travaux réalisés dans les parties privatives, chaque logement pourra bénéficier d'un financement (Rénopack/Rénoprêt) allant jusqu'à 60.000 euros. Les revenus du ménage demandeur ne peuvent toutefois pas excéder les 122.800 €.
Pour les travaux réalisés dans les parties communes, les associations de copropriétaires pourront bénéficier d'un prêt à taux zéro (Rénoprêt) pouvant atteindre 60.000 euros par logement, avec un plafond global fixé à :
- 600.000 euros pour les copropriétés de moins de 20 lots ;
- 750.000 euros pour les copropriétés de 20 lots ou plus.
Les travaux devront s'appuyer sur un audit spécifique aux immeubles à appartement et répondre aux recommandations qui y sont formulées.
7. Maîtrise budgétaire : afin de garantir la soutenabilité du système de soutien dans la durée, et d'éviter ainsi les dérives budgétaires passées, la Wallonie fixera chaque année, dans le décret budgétaire, l'enveloppe consacrée pour l'exercice suivant. Ce mécanisme de monitoring permettra d'assurer un suivi permanent des engagements pris par la Région et de garantir la pérennité du régime au bénéfice des citoyens.
8. Accompagnement renforcé : la réforme vise également à mieux guider les ménages tout au long de leur projet de rénovation.
Aujourd'hui, de nombreux acteurs interviennent déjà en Wallonie (Guichets Énergie, Espaces Wallonie, Plateformes Locales de Rénovation Énergétique, SWCS, FLW, Réno+, etc.), mais leur action demeure insuffisamment coordonnée. Les citoyens sont souvent amenés à multiplier les interlocuteurs, tandis que certaines zones restent moins bien couvertes et que l'accompagnement approfondi demeure trop limité.
Le Gouvernement entend dès lors créer un véritable « parcours du rénovateur », afin que les candidats-rénovateurs ne soient plus laissés seuls face à la complexité d'un projet de rénovation. L'objectif est de proposer un accompagnement structuré depuis les premiers conseils jusqu'au suivi après les travaux, en passant par le diagnostic, le financement et le chantier.
Conformément aux recommandations européennes, ce dispositif reposera sur des « guichets uniques ». Il ne s'agit pas de créer une nouvelle administration ou un nouveau bâtiment, mais bien de mieux coordonner les opérateurs existants afin d'offrir aux citoyens un point d'entrée simple, quel que soit l'organisme amené ensuite à intervenir et un niveau d’accompagnement uniforme sur l’ensemble du territoire wallon.
À terme, trois niveaux d'accompagnement seront proposés en fonction des besoins des ménages :
- Niveau 1 : information et conseils
- Niveau 2 : accompagnement personnalisé pour préparer le projet, rechercher les financements et accomplir les démarches administratives ;
- Niveau 3 : prise en charge quasi complète du projet, y compris le suivi des travaux.
L’accompagnement sera déployé progressivement :
- À partir du 1er octobre 2026, le nouveau dispositif s'appuiera sur les structures existantes, dont les missions seront clarifiées et harmonisées.
- À partir du 1er janvier 2028, la future Agence wallonne de l'Habitation pilotera le dispositif cible, avec un système d'agrément des opérateurs, des outils communs et une couverture territoriale renforcée.
Cécile Neven, Ministre de l’Energie et du Logement : « Avec ce nouveau régime, nous concentrerons désormais les moyens publics là où ils produisent le plus d’impact, c’est-à-dire en priorité sur les passoires énergétiques. Nous simplifions également l’accès au soutien, nous renforçons l’aide aux ménages qui en ont le plus besoin et nous garantissons un cadre financièrement soutenable, permettant de continuer à accompagner durablement les citoyens dans leurs parcours de rénovation. Nous tournerons au passage la page d’un système de primes trop complexes, trop coûteuses et trop peu efficaces. »
Accès à la puissance : la Wallonie poursuit des mesures concrètes pour soulager les réseaux
Fort des conclusions du groupe d’experts mandaté en début d’année, le Gouvernement oriente son action autour de deux priorités : lever les obstacles réglementaires et accélérer le déploiement de solutions concrètes sur le terrain. Il franchit ainsi une nouvelle étape dans sa stratégie visant à accroître l’accès au réseau sur le territoire.
Les demandes de raccordement au réseau électrique se multiplient partout en Wallonie. Dans plusieurs zones, les capacités actuellement disponibles ne permettent plus de répondre immédiatement à l'ensemble des demandes.
Si les gestionnaires de réseaux poursuivent d'importants plans d’investissements pour renforcer les infrastructures, ces chantiers requerront plusieurs années avant de produire pleinement leurs effets. C'est pourquoi le Gouvernement wallon a enclenché, sans tarder, l’ensemble des leviers permettant d'augmenter la capacité d'accueil. Au-delà de l’introduction de contrats de raccordement flexibles, un groupe d’experts a notamment été chargé d'identifier les solutions techniques les plus pertinentes et d'en analyser les conditions de déploiement.
Parmi celles-ci on peut citer :
- Le développement de moyens de production locale, éventuellement couplés à des batteries, pour réduire les appels de puissance ;
- La mobilisation de mécanismes de flexibilité commerciale, permettant à des acteurs de marché de moduler leur consommation ou leur production pour contribuer à la gestion des contraintes du réseau, dont certains dispositifs font actuellement l'objet de projets pilotes ;
- Le raccordement de tiers au réseau de traction ferroviaire d'Infrabel, lorsque des capacités sont disponibles, ce qui suppose de préciser les conditions techniques, réglementaires et organisationnelles permettant de tels raccordements ;
- Des optimisations ciblées du réseau, telles qu’une évolution du niveau de tension sur certains tronçons, qui devront être évaluées au cas par cas avec les gestionnaires de réseaux.
Le recours aux réseaux fermés professionnels, aux lignes directes et aux communautés d'énergie, dont le potentiel reste aujourd'hui partiellement inexploité en raison de contraintes réglementaires ou administratives, fait aussi partie des solutions étudiées par le cabinet. La question du partage contractuel de capacité est également en réflexion. Ce mécanisme permet une mise en commun de capacité lorsque plusieurs utilisateurs présentent des profils de consommation complémentaires. Plutôt que de réserver chacun de la puissance, les grands consommateurs partagent une enveloppe collective, qu’ils se répartissent librement.
Certaines solutions nécessitent des adaptations réglementaires ou tarifaires. D'autres peuvent être mises en œuvre sans attendre, à condition de réunir les différents acteurs concernés autour de solutions adaptées aux réalités locales.
Pleinement mobilisé sur la question, Gouvernement a pris acte de ces conclusions et a enclenché, ce jeudi, une nouvelle phase de travail tournée désormais vers leur mise en œuvre.
Plusieurs évolutions réglementaires seront poursuivies, tel le développement des mécanismes de flexibilité pour lesquels un avant-projet de décret a récemment été adopté en 1ère lecture, ou engagées.
En parallèle, plusieurs postes électriques, en cours de définition, feront l'objet d'un accompagnement spécifique afin de concrétiser les solutions retenues.
Enfin, dans l’idée d'assurer un suivi permanent des travaux et d'accélérer leur mise en œuvre, ces groupes d’utilisateurs seront désormais intégrés à un nouvel espace d’échange : le « Forum de l'Énergie ». Ce Forum structurera la concertation entre acteurs publics et privés autour des enjeux liés à l'accès à la puissance. Une première réunion est prévue en septembre.
Cécile Neven, Ministre de l’Énergie : « Les conclusions des experts démontrent une chose essentielle : il n'existe pas une solution miracle, mais bien une combinaison de leviers qui peuvent, ensemble, libérer de nouvelles capacités sur notre réseau. Certaines réponses sont prêtes à être déployées, d'autres nécessitent encore des adaptations réglementaires. Notre responsabilité est de continuer à lever les freins et de mobiliser tous les outils disponibles. Chaque raccordement que nous parvenons à débloquer, c'est un investissement qui peut se concrétiser, une entreprise qui peut se développer et des emplois qui peuvent être créés, ici, en Wallonie. Les renforcements du réseau restent indispensables et se poursuivent, mais nous devons mobiliser toutes les solutions concrètes pour agir dès aujourd'hui. »
Le Gouvernement wallon approuve les PCDR de Limbourg et d’Enghien pour une durée de 10 ans
Le Gouvernement wallon a approuvé les Programmes Communaux de Développement Rural (PCDR) des communes de Limbourg et d’Enghien pour une durée de 10 ans.
Les PCDR sont l’un des principaux outils du développement rural en Wallonie. Chaque programme est élaboré avec les citoyens, les élus locaux et les acteurs socio-économiques. Cette démarche participative permet d’identifier les priorités locales et de planifier des investissements répondant aux besoins du territoire.
Les projets retenus pour ces deux communes sont les suivants :
Limbourg
Des aménagements d’espaces de convivialité et d’entrées de village viendront également renforcer la qualité de vie et les lieux de rencontre au sein de la commune.
Plusieurs actions prioritaires portent sur l’amélioration de la mobilité douce et du cadre de vie.
Le programme prévoit notamment la création d’une liaison cyclable et piétonne entre le village de Goé et Hèvremont, ainsi qu’entre le centre de Goé, la rue Vesdray et Corman.
Enghien
L’accent est mis sur le renforcement de la cohésion sociale. Le programme prévoit le réaménagement de la place de Petit-Enghien ainsi que l’installation de petits équipements récréatifs dans différents quartiers afin de favoriser les échanges et la vie collective.
Ces programmes traduisent une ambition partagée : soutenir le développement harmonieux des communes rurales tout en apportant des réponses concrètes aux enjeux actuels tels que la mobilité, l’environnement, le logement, l’emploi ou encore la transition durable.
Chaque PCDR ouvre l’accès à des subventions régionales pouvant atteindre 80 % pour la mise en œuvre des projets.
Alors que de nombreuses communes rurales wallonnes en sont déjà à leur deuxième ou troisième génération de programme, Limbourg et Enghien mènent leur première Opération de Développement Rural (ODR).
« Ces premiers programmes de Limbourg et d’Enghien démontrent tout l’intérêt de la politique de développement rural. Je me réjouis que ces communes aient rejoint la dynamique de cette politique et je suis certaine que la réalisation des projets inscrits dans ces programmes contribuera à améliorer concrètement la vie des citoyens de ces communes », souligne la Ministre Anne-Catherine Dalcq.
La ruralité représente près de 80 % du territoire wallon et constitue une priorité du Gouvernement wallon.
La politique de développement rural évolue pour gagner en efficacité. Une première phase s'achève, avec de premières simplifications pour les communes. Une réforme de fond s'engage à présent.
Elle sera construite avec les acteurs de terrain, au premier rang desquels les communes, autour de quatre objectifs : simplifier les procédures, accélérer la concrétisation des projets, renforcer la participation citoyenne et garantir des réalisations porteuses pour les territoires ruraux.
La Wallonie adopte un avant-projet de décret pour encadrer les charges d’urbanisme
Le Gouvernement wallon a adopté en première lecture un avant-projet de décret modifiant le Code du Développement territorial (CoDT) en matière de charges d'urbanisme. Cette réforme vise à renforcer la transparence du dispositif, à offrir une meilleure prévisibilité aux demandeurs de permis et à doter les communes d'un cadre clair pour accompagner le développement de leur territoire. Elle s'inscrit dans la volonté de rendre le mécanisme plus lisible, plus efficace et plus équitable pour l'ensemble des acteurs.
Un dispositif au service de la collectivité
Les charges d'urbanisme permettent de compenser les impacts négatifs qu'un projet immobilier peut avoir sur une commune. Ces charges compensatoires sont assumées par le promoteur et permettent la réalisation par exemple, d'espaces verts, d'équipements publics, de logements d'utilité publique, de mesures environnementales.
Un cadre plus prévisible pour les demandeurs de permis
La réforme prévoit que les communes qui souhaitent appliquer des charges d'urbanisme dans le cadre des permis de logements devront adopter un règlement communal spécifique, débattu et approuvé par leur Conseil communal.
Ce régime précisera notamment :
- Les montants maximums exprimés en euros par mètre carré qui pourront être imposés comme charges d'urbanisme, le cas échéant décliné en fonction du territoire communal et des réalités et priorités politiques locales ;
- Les éventuelles exclusions du mécanisme des charges d'urbanisme pour les projets envisagés dans certaines zones ou présentant une faible ampleur ;
- Les modalités d'application des charges d'urbanisme sur le territoire communal en ce compris les modalités de liquidation ou de réalisation.
Les plafonds communaux pourront s'appuyer sur un référentiel régional, qui fixera un plafond maximal applicable à l'échelle de la Wallonie.
Cette réforme apporte ainsi aux porteurs de projets une meilleure visibilité sur les charges susceptibles d'être imposées avant même l'introduction de leur demande de permis.
Renforcer l’autonomie des communes
Le Gouvernement wallon entend par ce biais renforcer la capacité des pouvoirs locaux à accompagner le développement équilibré de leur territoire tout en respectant le principe fondamental de proportionnalité.
Les charges d'urbanisme ne pourront être imposées qu'en présence d'un impact négatif identifié et devront toujours rester proportionnées à l'ampleur du projet. Elles contribueront ainsi à financer des investissements utiles aux citoyens tout en évitant de freiner inutilement la production de logements.
Une réforme coconstruite avec les acteurs de terrain
Afin de garantir un dispositif équilibré, le Gouvernement wallon a associé les principaux partenaires concernés à l'élaboration de cette réforme. Un groupe de travail réunissant des représentants de l'Union des Villes et Communes de Wallonie, de l'UPSI et d'Embuild a contribué à définir un cadre répondant à la fois aux attentes des communes et aux besoins de prévisibilité des porteurs de projets. Le travail de concertation se poursuivra dans les prochaines semaines pour finaliser ce projet de décret et préparer son arrêté d’exécution.
François Desquesnes, Ministre wallon du Territoire : « Nous voulons des règles simples, transparentes et connues à l'avance. Cette réforme donne davantage de sécurité aux citoyens, aux communes et aux investisseurs. Elle permet aussi de financer des équipements utiles à la population sans créer d'incertitude inutile pour les projets de logements. C'est une approche responsable qui concilie développement du territoire, autonomie locale et efficacité de l'action publique »
Cet avant-projet de décret illustre la volonté du Gouvernement wallon de concilier développement territorial, accès au logement, autonomie des pouvoirs locaux et bonne gestion des deniers publics, en garantissant des règles transparentes, proportionnées et adaptées aux réalités de chaque territoire.
Projets régionaux stratégiques : la Wallonie fixe l’entrée en vigueur du nouveau dispositif au 1er septembre 2026
Le Gouvernement wallon a adopté définitivement un arrêté modifiant la partie réglementaire du Code du développement territorial. Objectif : lever les freins, raccourcir les délais et donner aux projets stratégiques les moyens d’aboutir plus vite, dans un cadre solide, transparent et juridiquement sécurisé. En identifiant clairement les projets pouvant relever d’un permis de compétence gouvernementale, la Wallonie se dote d’un outil concret au service de son redéploiement économique, scientifique et industriel. Pour agir sans attendre, l’entrée en vigueur du texte, initialement prévue le 1er octobre 2026, est avancée au 1er septembre 2026.
Du temps gagné pour accélérer les projets utiles à la Wallonie
En avançant l’entrée en vigueur du dispositif, le Gouvernement wallon entend permettre aux projets concernés de bénéficier plus rapidement d’un cadre clair, efficace et juridiquement sécurisé. Objectif : permettre d’accélérer les décisions sur les projets importants pour le redéploiement économique, scientifique et industriel de la Wallonie, sans réduire les exigences de transparence, d’évaluation et de responsabilité.
Le Télescope Einstein reconnu comme projet stratégique
Le texte identifie le Télescope Einstein comme une infrastructure de recherche et d’innovation scientifique de portée transrégionale ou internationale. Ce projet majeur s’inscrit dans une dynamique européenne et internationale. Il représente une occasion importante pour renforcer l’attractivité scientifique et technologique de la Wallonie, soutenir l’innovation, favoriser la création d’emplois qualifiés et accroître le rayonnement international de la région.
En intégrant ce projet dans le cadre du Code du développement territorial, la Wallonie se donne les moyens d’anticiper les besoins et de soutenir plus efficacement sa mise en œuvre.
D’anciens sites industriels mobilisables plus vite pour le redéploiement économique
Le projet d’arrêté identifie également plusieurs anciens sites industriels d’au moins 10 hectares qui présentent un potentiel de redéploiement économique de portée régionale :
- Carsid, à Charleroi ;
- Caterpillar, à Gosselies-Charleroi ;
- Chertal, à Oupeye et Herstal ;
- la Cokerie d’Ougrée, à Seraing ;
- le Haut Fourneau B, à Seraing ;
- BASF / Raffinerie Chevron, à Feluy-Seneffe ;
- Duferco La Louvière ;
- le Terminal Container d’Athus, à Aubange.
Ces sites disposent d’atouts importants. Ils sont déjà artificialisés, souvent bien situés et proches d’axes logistiques ou de bassins industriels. Ils peuvent accueillir des projets industriels, logistiques ou innovants de grande ampleur. Leur valorisation permet de recycler des terrains existants, de limiter l’artificialisation des sols et de soutenir une réindustrialisation sobre, durable et utile aux citoyens.
« Je me réjouis que ce dispositif puisse entrer en vigueur dès le 1er septembre. Chaque semaine compte lorsqu’il s’agit de faire avancer des projets utiles à l’emploi, à l’innovation et au redéploiement économique de la Wallonie. En réduisant la longueur des procédures pour les grandes friches industrielles, nous levons des freins concrets tout en encourageant une utilisation plus sobre et plus responsable de notre territoire. Notre rôle est d’agir avec efficacité pour permettre des décisions plus rapides tout en assurant le plein respect des règles », souligne François Desquesnes.
L’adoption définitive de cet arrêté illustre la volonté du Gouvernement wallon de soutenir le redéploiement économique et industriel de la Wallonie, en facilitant les projets stratégiques, en valorisant les anciens sites industriels et en garantissant des procédures plus efficaces, plus transparentes et plus utiles aux citoyens.
Marche-en-Famenne : 2,8 millions d’euros pour soutenir la rénovation du « bâtiment blanc »
Le Gouvernement wallon a adopté un arrêté de subvention de 2.815.665,30 euros permettant à la Ville de Marche-en-Famenne de disposer des moyens nécessaires pour mener à bien la rénovation du « Bâtiment blanc », dans le cadre du portefeuille de projets « Transitions en Marche ».
Des moyens réorientés vers un projet concret
Le portefeuille « Transitions en Marche » comprenait initialement un projet de rénovation de l’ancienne Poste de Marche-en-Famenne. La Ville ayant décidé de retirer ce projet, le Gouvernement wallon a acté ce renom le 3 juillet 2025. Afin de ne pas perdre les moyens disponibles et d’en garantir une utilisation utile, le Gouvernement a décidé que la subvention régionale prévue sera utilisée pour le projet de rénovation du « Bâtiment blanc », repris dans le même portefeuille. Cette réorientation permet de concentrer les moyens publics sur un projet prêt à avancer et répondant aux priorités locales. Elle traduit une gestion efficace des budgets wallons et européens.
Un futur pôle dédié à l’innovation et à la créativité numérique
En collaboration avec son réseau de partenaires, la Ville de Marche-en-Famenne envisage d’aménager dans le « Bâtiment blanc » un pôle consacré à l’innovation et à la créativité numérique. Celui-ci pourra accueillir l’extension des activités de l’e-Square et de Néo-Hub, dans le cadre de la mesure portée par la Sowalfin, ainsi que des espaces locatifs destinés aux start-ups, aux indépendants et aux petites entreprises.
La rénovation constitue également une occasion unique de remettre ce bâtiment aux normes les plus proches de l’exemplarité énergétique et de contribuer aux objectifs du Plan Air Climat Énergie à l’horizon 2030 du Gouvernement wallon.
Les travaux prévus comprennent notamment :
- le remplacement et l’isolation de la toiture, ainsi que l’installation de panneaux solaires photovoltaïques ;
- l’installation d’un système de ventilation et de chauffage ;
- l’isolation des murs et des planchers ;
- le remplacement des menuiseries extérieures ;
- le renouvellement de l’éclairage.
Un financement conjoint de l’Europe et de la Wallonie
Le montant total de la subvention accordée au projet s’élève à 2.815.665,30 euros, répartis comme suit :
• 1.251.406,80 euros à charge du FEDER ;
• 1.564.258,50 euros à charge de la Wallonie.
« Je me réjouis de cette décision, qui permettra à la Ville de Marche-en-Famenne de faire avancer un projet concret, utile et clairement identifié. En mobilisant de manière efficace les moyens européens et wallons, nous veillons à ce que chaque euro public produise un impact réel pour les citoyens. Ce soutien traduit la volonté du Gouvernement wallon d’investir de façon responsable dans des projets durables, porteurs de résultats visibles sur le terrain », souligne François Desquesnes, Ministre du Territoire, des Pouvoirs locaux, de la Mobilité et des Infrastructures.
Réforme des parcours vers l'emploi : une nouvelle étape est franchie
Un parcours cohérent et structuré, un dossier unique, un objectif : remettre davantage de Wallons à l'emploi.
Le Gouvernement wallon a adopté, en première lecture, l'avant-projet d'arrêté portant exécution du décret relatif aux parcours vers l'emploi.
Cette nouvelle étape concrétise l'une des réformes majeures de la législature : construire un accompagnement plus structuré, plus cohérent et plus efficace pour permettre à davantage de Wallons de retrouver un emploi durable.
Aujourd'hui, trop de chercheurs d'emploi doivent encore composer avec des dispositifs multiples, des procédures parfois complexes et des intervenants aux règles différentes. Face à ce constat, le Gouvernement wallon fait le choix de simplifier, d'unifier et de mieux coordonner l'action publique.
« Cette réforme poursuit une ambition simple : permettre à chaque chercheur d'emploi de bénéficier de l’accompagnement et des actions les plus pertinents en fonction de sa situation et de ses besoins. Pour y parvenir, nous devons sortir d'une logique de dispositifs dispersés et construire, avec le Forem et les différents opérateurs, un véritable parcours vers l'emploi, adapté à chaque situation et connecté aux besoins réels des entreprises », souligne le Ministre.
Un parcours vers l'emploi qui débute dès l’inscription et adapté à chaque situation
La réforme repose sur une idée élémentaire : l’inscription comme chercheur d’emploi constitue le point de départ d’un véritable parcours vers l’emploi.
Tous les chercheurs d'emploi seront accompagnés, en fonction de leur niveau d’employabilité évalué en fonction de leurs compétences, leur autonomie et leurs besoins spécifiques.
Certains parcours pourront ainsi s'appuyer davantage sur des interactions numériques, tandis que d'autres privilégieront les échanges avec un conseiller.
Concrètement, dès son inscription au Forem, chaque chercheur d'emploi bénéficiera d'un premier plan d'actions et d'un dossier unique, permettant un meilleur suivi des parcours et une coordination renforcée entre tous les acteurs. Les outils numériques et l'intelligence artificielle seront également mobilisés de manière encadrée afin d'améliorer la qualité de l'accompagnement et des services proposés. Ils permettront par exemple d’émettre des recommandations personnalisées en matière d’offres de formation ou d’offres d’emploi.
Le parcours du chercheur d’emploi sera construit et adapté au fil du temps tenant compte de l’évolution de ses compétences, de son expérience, de ses besoins et de sa situation.
Dans ce cadre, la réforme consacre pleinement la formation professionnelle comme un levier central du parcours vers l’emploi. Il ne s’agit plus d’envisager la formation comme une réponse isolée ou automatique, mais comme une action ciblée, mobilisée au bon moment, lorsqu’elle permet concrètement de renforcer les compétences du chercheur d’emploi, d’améliorer son employabilité et d’accroître ses perspectives d’insertion durable.
L’employabilité n'est ainsi pas conçue comme une catégorie figée, mais comme un outil d'aide à la décision, régulièrement réévaluée afin d'adapter les réponses tout au long du parcours.
Mieux accompagner les personnes les plus éloignées de l'emploi
La réforme accorde également une attention particulière aux personnes confrontées à des difficultés substantielles en matière d’insertion professionnelle.
Lorsque de telles difficultés sont identifiées, le chercheur d’emploi pourra être reconnu comme présentant une aptitude réduite au travail.
Cette reconnaissance entrainera la mise en place d’un accompagnement spécifique mobilisant les différents acteurs et dispositifs pertinents.
Les Points de Contact Uniques (PCU) constitueront un lieu de proximité privilégié pour ce public.
Le Forem au cœur du dispositif
La réforme confirme le rôle central du Forem comme garant du parcours vers l'emploi.
Le Forem veillera à l'orientation des chercheurs d'emploi, à la cohérence des actions mises en œuvre, et à la mobilisation des solutions et des acteurs les plus adaptés.
Dans ce cadre, les opérateurs de formation et d’insertion conservent un rôle essentiel. Ils interviendront au bon moment en fonction de la réponse qu’ils peuvent apporter dans le parcours du chercheur d’emploi.
En outre, grâce au dossier unique, les échanges d'informations seront facilités afin d’avoir une vue d’ensemble sur les actions et les résultats obtenus par le chercheur d’emploi.
En effet, aujourd'hui, un chercheur d'emploi peut être amené à répéter les mêmes informations auprès de plusieurs intervenants. Demain, grâce au dossier unique, les différents acteurs autorisés disposeront d'une vision commune du parcours, ce qui limitera les démarches administratives et améliorera la coordination de l'accompagnement.
Répondre aux besoins des entreprises
Cette réforme vise également à mieux répondre aux réalités du marché du travail.
Les besoins de recrutement des entreprises, les métiers en pénurie et les opportunités d'emploi seront davantage pris en compte dans la construction des parcours.
Le matching entre les offres d'emploi et les chercheurs d’emploi sera renforcé afin d'améliorer les mises en relation et de favoriser des retours plus rapides sur le marché du travail.
En renforçant le lien entre accompagnement, formation, besoins territoriaux et secteurs en tension, la réforme vise à garantir que les moyens consacrés produisent un impact réel : davantage de chercheurs d’emploi qualifiés pour les fonctions disponibles, davantage d’entreprises soutenues dans leurs recrutements et une meilleure adéquation entre les compétences disponibles en Wallonie et les besoins de son économie.
L'objectif est également de réduire les délais entre l'identification d'un besoin de recrutement et la mise en relation avec des candidats disposant des compétences recherchées.
Le Ministre rappelle que : « Des milliers d'offres d'emploi restent aujourd'hui à pourvoir en Wallonie. Nous devons mieux connecter les compétences, les formations et les besoins des entreprises. C'est bénéfique pour les chercheurs d'emploi, pour nos entreprises et pour toute l'économie wallonne. »
Une action publique plus efficace
La réforme instaure également une culture de l'évaluation et des résultats. Les actions menées seront notamment appréciées au regard du taux d’insertion des chercheurs d’emploi, de l’amélioration de leur niveau d’employabilité et de la réponse apportée aux besoins des entreprises. Cette logique se traduira concrètement par une part du financement liées aux résultats obtenus lorsque des missions seront confiées à des tiers, notamment dans le cadre de marchés publics.
L'objectif est de mesurer l’impact des dispositions prises, améliorer ce qui doit l'être et concentrer les moyens sur les actions qui produisent des résultats concrets.
Une réforme au service de l'emploi durable
Avec cet avant-projet d'arrêté, le Gouvernement wallon franchit une nouvelle étape dans la construction d'un système plus structuré, plus cohérent et plus performant.
En plaçant le parcours vers l'emploi au cœur de son action, la Wallonie se donne les moyens de mieux accompagner les chercheurs d'emploi, de répondre aux besoins des entreprises et de renforcer l'efficacité de l'action publique.
L’objectif visé est une entrée en vigueur au 1er janvier 2027. Plusieurs éléments structurants de cette réforme sont toutefois déjà progressivement mis en œuvre par le Forem.
Le Ministre conclut : « Cette réforme est avant tout une réforme de l'efficacité. Un accompagnement plus adapté, davantage de coordination et moins de complexité, : voilà comment nous aiderons davantage de Wallons et Wallonnes à retrouver durablement le chemin de l'emploi. »
La Wallonie avance sur un nouveau mécanisme de financement pour les logements publics
Le Gouvernement wallon se lance dans une nouvelle manière de financer la construction et la rénovation des logements d'utilité publique. Objectif ? Réduire les délais de réalisation, mieux utiliser les moyens publics et mettre plus rapidement des logements à la disposition des citoyens.
Près de 50.000 ménages figurent sur liste d’attente. Malgré les plans d’investissements successifs des 25 dernières années, le parc stagne autour de 100.000 logements.
La principale difficulté réside dans les retards de transformation en livraisons effectives. Entre une décision de financement et la remise des clés, près de sept années s'écoulent en moyenne pour les projets des sociétés de logement de service public (SLSP). Pour certains opérateurs, ce délai dépasse même les dix ans.
Ces retards pèsent lourdement sur les finances publiques, renchérissent le coût des chantiers, retardent l'accès au logement pour des milliers de familles et limitent la capacité des opérateurs à renouveler leur patrimoine faute de rentrées locatives.
Pour répondre à ce défi, le Gouvernement initie un projet pilote reposant sur un partenariat public-privé de type DBFM/DRFM, pour « Design, Build/Renovate, Finance, Maintain ».
L'idée est de confier à un partenaire privé, sur des terrains publics, la conception, la construction ou la rénovation, le financement ainsi que la maintenance de logements pendant une période déterminée. Les pouvoirs publics restent quant à eux responsables du cadre, des objectifs poursuivis et de l'attribution.
La particularité de ce modèle est que le partenaire privé n'est pas rémunéré uniquement pour construire, mais bien pour également respecter les délais de livraison et garantir la qualité et la disponibilité du bâti pendant toute la durée du contrat. Les intérêts des différents acteurs sont ainsi davantage alignés sur un même objectif : mettre rapidement des logements de qualité à disposition des citoyens et les maintenir durablement en bon état.
Ce modèle marche ailleurs, il n’y a pas de raison qu’il ne puisse être mis en œuvre en Wallonie.
Les premiers projets seront développés prioritairement sur des terrains appartenant à la Société wallonne du Logement (SWL).
Cécile Neven, Ministre du Logement : « Chaque année gagnée dans la réalisation d'un projet, ce sont des familles qui peuvent accéder plus rapidement à un logement de qualité et des millions d'euros de surcoûts évités. Aujourd’hui, la production de logement stagne. Cela demande d’étudier d’autres manières de faire. Nous allons étudier, sans tabou, si ce type de partenariat public-privé, qui fonctionne dans les autres régions et pays qui nous entourent, peut nous permettre de construire et de rénover plus vite en Wallonie, tout en garantissant la maîtrise publique, la qualité finale et la bonne utilisation des moyens régionaux. Il est de notre responsabilité que chaque euro public soit géré et utilisé au mieux. »

