La Wallonie réforme sa politique de cohésion locale pour simplifier et renforcer le vivre ensemble dans les communes
Le Gouvernement wallon a adopté en première lecture une réforme de la politique de cohésion locale en simplifiant et élargissant le mécanisme de soutien régional. Cette réforme vise à donner aux communes un cadre plus simple, plus stable et plus efficace pour renforcer l’accès aux droits fondamentaux, développer les solidarités et les liens intergénérationnels au sein des quartiers et des villages et répondre aux besoins concrets des citoyens, en particulier des publics les plus fragilisés.
Un dispositif de proximité
Face à la crise sanitaire, aux inondations, à la crise énergétique ou encore à l’accueil des réfugiés ukrainiens, les communes ont joué un rôle essentiel de proximité. Aujourd’hui, 204 communes wallonnes sont engagées dans un dispositif de cohésion sociale, couvrant plus de 90 % de la population wallonne.
L’évaluation des actuels plans de Cohésion Sociale a mobilisé 201 participants, représentant 80 % des pouvoirs locaux wallons. Il en est ressorti la nécessité de mieux outiller les communes, de simplifier les procédures, de renforcer l’accompagnement et d’anticiper les crises futures.
Passer d’une logique de contrôle à une logique de confiance
La réforme proposée s’inscrit dans cette évaluation et marque un changement important : sortir d’un système de subventions par projet, souvent lourd et long sur le plan administratif, pour aller vers un mécanisme de dotation annuelle plus simple et plus prévisible.
Cette nouvelle approche repose sur cinq principes :
- l’autonomie des communes ;
- la confiance envers les pouvoirs locaux ;
- la simplification administrative ;
- la possibilité de déléguer une partie des moyens aux CPAS ou aux associations ;
- un accompagnement renforcé par l’administration, plutôt qu’une tutelle.
Concrètement, les communes ne devront plus produire un plan complexe soumis à de trop nombreuses validations. Elles devront simplement adopter une délibération communale fixant leur vision en matière d’accès aux droits fondamentaux pour les habitants de leur commune. Cette vision, basée sur un diagnostic de terrain, devra se décliner en priorités et actions concrètes tant individuelles que collectives, qui favoriseront le vivre ensemble à l’échelle des quartiers et des villages d’une commune.
Une utilisation plus efficace de l’argent public
La dotation « Initiatives du Vivre Ensemble » remplacera les subventions actuelles du Plan de Cohésion Sociale.
La réforme intègre également les deux dispositifs « Été solidaire, je suis partenaire » et « Well’ Camp » qui seront donc confirmés par décret et également simplifiés dans une logique de dotation. L’objectif est clair : éviter les doublons, réduire les démarches administratives inutiles et concentrer les moyens là où ils ont un impact concret.
« Cette réforme est une avancée importante pour nos communes et pour les citoyens. Elle part du terrain, de l’écoute des acteurs locaux et d’une évaluation sérieuse du dispositif actuel. Nous voulons faire confiance aux communes, simplifier leur travail et leur donner les moyens d’agir plus vite et plus efficacement », déclare François Desquesnes, Ministre des Pouvoirs locaux. Le Ministre souligne : « L’engagement et l’expertise des équipes de la Direction de la Cohésion sociale du SPW IAS seront déterminants pour accompagner efficacement les pouvoirs locaux. Grâce à leur travail, elles contribueront à apporter un appui concret, utile et adapté aux besoins des communes. »
« La cohésion sociale se construit chaque jour, au plus près des citoyens, dans nos quartiers et nos villages. Elle repose sur des acteurs locaux qui créent du lien, préviennent l’isolement et permettent à chacun d’accéder effectivement à ses droits. En leur offrant davantage de stabilité et de souplesse, nous voulons renforcer les solidarités de proximité et apporter des réponses adaptées aux réalités de chaque territoire », souligne Yves Coppieters, Ministre des Solidarités.

