Gouvernement de Wallonie du 21 avril 2022

 

Inondations de juillet 2021 : Le Gouvernement wallon prend acte des recommandations formulées par la Commission d’enquête et entame le travail d’analyse de celles-ci

Suite aux terribles inondations qui ont touché la Wallonie en juillet dernier, le Parlement de Wallonie instituait quelques semaines plus tard une Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les causes et d’évaluer la gestion de celles-ci. Après plusieurs mois de travail et d’auditions, cette Commission a publié son rapport le 31 mars dernier. Ce jeudi, le Gouvernement a pris acte des 161 recommandations qui composent ce rapport. Il a également défini une méthodologie pour analyser ce rapport.

 

Le rapport de la Commission d’enquête, composé de 161 recommandations, vise à répondre aux défis liés aux causes et à la gestion des risques d’inondations dans un contexte d’adaptation climatique. Les recommandations s’adressent principalement à la Wallonie mais concernent également d’autres niveaux de pouvoir tels que l’État fédéral, les Provinces, les Communes ou encore l’Union européenne.

 

Le Gouvernement wallon analysera les recommandations concernant les compétences de la Wallonie pour évaluer leur faisabilité. Pour ce faire, le Gouvernement a, dans un premier temps, défini une répartition des recommandations en fonction des compétences propres de chaque Ministre.

 

Le Gouvernement wallon charge, également, le Comité stratégique du Service Public de Wallonie (COSTRA), sous la coordination de sa Secrétaire générale, d’identifier le niveau de pouvoir responsable et de tenir un tableau de suivi des recommandations concernant la Wallonie. Un état d’avancement sera soumis au Gouvernement tous les 6 mois.

 

Pour Elio Di Rupo, Ministre-Président de la Wallonie, « Dans ses compétences, la Région wallonne doit anticiper d’éventuelles situations de crise et préparer les réponses à y apporter ainsi que minimiser les impacts des inondations sur les citoyens et les biens ».

Le Gouvernement wallon soutient l’emploi et les entreprises wallonnes impactées par le Brexit

Ce jeudi 21 avril, le Gouvernement de Wallonie, sur proposition du Ministre-Président, Elio Di Rupo, a approuvé une série de mesures destinées à pallier les impacts négatifs du Brexit sur l’emploi et sur les entreprises wallonnes. Ces mesures seront financées au travers d’un financement européen.

 

Le retrait britannique de l’Union européenne (UE) a bouleversé les relations entre les pays européens et le Royaume-Uni. En décembre 2020, à la suite de plusieurs années de négociations, l’UE et le Royaume-Uni concluaient un accord de commerce et de coopération redéfinissant, suite au Brexit, les relations commerciales entre les pays de l’UE et le Royaume-Uni. Très vite, des obstacles au commerce, aux échanges transfrontaliers et à la libre circulation des personnes, des services et des capitaux sont apparus. Cela n’est pas sans conséquences pour les entreprises wallonnes, en particulier les PME et leurs travailleurs, ainsi que pour les pouvoirs locaux, les administrations publiques ou encore les citoyens.

 

Pour répondre à cette problématique, en janvier 2021, le Gouvernement wallon décidait de mettre en place une task force visant à identifier les mesures les plus adaptées pour répondre aux conséquences du nouvel accord de commerce et de coopération avec le Royaume-Uni.

 

Suite à ces travaux, le Gouvernement a d’ores et déjà identifié 14 mesures pour soutenir les entreprises et l’emploi wallons dans les secteurs touchés par le Brexit. D’autres mesures pourraient venir les compléter en fonction des besoins identifiées sur le terrain.

 

Ces mesures seront financées au niveau européen au travers d’une réserve de près de 5,5 milliards d’€ qui vise à financer « les dépenses supplémentaires engagées et payées par les autorités publiques dans les États membres pour des mesures spécifiquement adoptées en vue d’atténuer les conséquences du Brexit ».

Dans ce cadre, la Wallonie recevra un montant total de 110,8 millions d’euros, soit 35% de l’enveloppe européenne octroyée à la Belgique pour la dépendance commerciale.

 

Les 14 mesures actuellement identifiées par le Gouvernement seront implémentées prochainement par l’AWEX, le FOREM et l’IFAPME.

 

Dès lors, les entreprises wallonnes négativement et directement impactées par le Brexit peuvent d’ores et déjà s’informer sur les opportunités de financement auprès de l’AWEX. Ces financements pourront couvrir :

  • l’engagement de personnel pour couvrir des tâches exclusivement liées au Brexit ;
  • le soutien et le conseil concernant le marché britannique post-Brexit (formalités douanières, fiscales, juridiques, technique, la certification de produits,…) ;
  • la réorientation de leur stratégie vers des d’autres marchés ;
  • le soutien pour couvrir les coûts supplémentaires engendrés par le Brexit.

 

Par ailleurs, l’AWEX en agissant en tant que point de contact unique, :

  • renforcera son incubateur commercial au Royaume-Uni ;
  • accompagnera des entreprises négativement impactée par le Brexit lors de la mission princière organisée en 2022 au Royaume-Uni ;
  • renforcera ses campagnes de communication, d’information et de sensibilisation des entreprises wallonnes aux opportunités du marché britannique.

 

Aussi, le FOREM et l’IFAPME, dans leurs domaines de compétences respectifs, mettront en place des formations dans les secteurs les plus touchés par le Brexit afin de faire face à la demande croissante des entreprises depuis le Brexit (comme pour les métiers d’agent de la circulation internationale des marchandises, de déclarant en douane, ou les métiers de la logistique…).

Plan de relance - Vers un déploiement encadré de la 5G en Wallonie

Le Gouvernement wallon franchit une nouvelle étape dans le déploiement encadré de la 5G en Wallonie, dans le respect du principe de précaution, de la santé publique tout en limitant l’impact environnemental. Conformément à ses engagements du Plan de relance, le Gouvernement chargeait, en octobre dernier, un groupe d’experts indépendants d’évaluer la nécessité de modifier la norme de rayonnement wallonne. Ce groupe d’experts a remis ses conclusions au Gouvernement. Dans celles-ci, les experts recommandent de réviser la norme de rayonnement wallonne et d’instaurer une limite similaire à celle applicable en Région flamande. Le Gouvernement a pris acte ce jeudi de ces recommandations, et valide aujourd’hui la modification de la norme d’émission, tout en prenant différentes mesures compensatoires qui encadrent et limitent les impacts environnementaux. L’exécutif proposera prochainement une adaptation décrétale concrétisant cet engagement.

 

Dans sa Déclaration de Politique Régionale, le Gouvernement prévoyait le déploiement de la 5G sur le territoire wallon. En juillet 2020, le Gouvernement chargeait un 1er groupe d’experts d’évaluer l’opportunité de développer la 5G en fonction de critères socio-économiques, sanitaires et environnementaux. Celui-ci concluait en février 2021 à l’opportunité socio-économique que revêt le déploiement de la 5G en attirant l’attention sur les impacts éventuels de celle-ci sur la santé, l’environnement et le climat.

 

De plus, dans le cadre du Plan de relance (facilité pour la reprise et la résilience), le Gouvernement s’est engagé vis-à-vis de la Commission européenne à lever les obstacles réglementaires qui empêchent le déploiement de la 5G en évaluant, sur base d’un rapport d’experts, la nécessité (ou non) de réviser les normes d’émissions des antennes et de revoir, si jugé nécessaire, le cadre réglementaire pour, au plus tard, la fin du troisième trimestre 2022.

 

Suite à cela, le 14 octobre dernier, le Ministre-Président mandatait un nouveau groupe d’experts afin d’évaluer s’il y a lieu d’adapter ou non les conditions relatives à la protection contre les éventuels effets nocifs et nuisances provoqués notamment par la 5G (contenues dans le décret du 3 avril 2009 relatif à la « protection contre les éventuels effets nocifs et nuisances provoqués par les rayonnements non ionisants générés par des antennes émettrices stationnaires »).

 

Les conclusions unanimes de ce groupe d’experts, composé d’un représentant de l’IBPT (Institut belge des services postaux et des télécommunications), de l’ISSeP (Institut scientifique de Service Public), de l’UVCW (Union des Villes et Communes de Wallonie), de l’AdN (Agence du Numérique) et du CSS (Conseil supérieur de la santé), ont été présentées au Gouvernement. Celles-ci portent notamment sur :

 

  • La modification de la norme wallonne : le groupe d’experts propose de réviser la norme de rayonnement wallonne contenue dans le décret du 3 avril 2009 en instaurant une limite de 9,2 V/m (à 900 MHz) par opérateur et de l’aligner sur la norme en vigueur en Région flamande. A titre de comparaison, cette limite correspond à un vingtième de la limite préconisée et d’application dans la grande majorité des pays européens. Le niveau de protection de l’environnement et de la santé resterait donc très élevé mais permettrait toutefois le développement de la 5G ;
  • La surveillance des niveaux d’exposition : le groupe d’experts recommande également de suivre les niveaux d’exposition du public dans le voisinage d’antennes émettrices, de mettre en place un système d’informations aux communes et au public et de réaliser un suivi continu des niveaux d’exposition via des stations de mesure fixes.

 

Sur base de ces recommandations et suite à l’audition du groupe d’experts au Parlement wallon, le Gouvernement a décidé ce jeudi de prendre acte des recommandations du groupe d’experts. Il a validé la modification de la norme d’émission en instaurant une limite de 9,2 V/m – à 900 MHz – par opérateur ainsi qu’une limite cumulative de 18,4 V/m (applicable à l’ensemble des antennes émettrices de l’ensemble des exploitants sur un même site). Cette limite permet de limiter l’exposition réelle et cumulée des citoyens aux ondes. Enfin, le Gouvernement a choisi d’exclure l’utilisation des ondes millimétriques pour le développement de la 5G. En effet, comme l'avait indiqué le premier groupe d’experts, le recul scientifique sur les effets des ondes millimétriques sur la santé est encore insuffisant. Le Gouvernement fait donc le choix du principe de précaution.

 

Outre la modification de la norme, le Gouvernement a acté une série de décisions complémentaires, à savoir une surveillance constante des niveaux d’exposition de la population, à travers un relevé en continu de l’exposition globale du public et une étude longitudinale (sur 10 ans) pour surveiller les effets sur la population et l’environnement ; ainsi que la possibilité pour les communes de demander un contrôle de l’exposition aux ondes

 

Enfin, une task force sera mise en place avec les Ministres concernés et les opérateurs de téléphonie mobile afin d’aboutir à des engagements concrets du secteur sur les volets suivants :

  • L’importance des investissements dans les zones rurales, en ce compris en fibre optique
  • Les mesures des opérateurs pour limiter leur consommation énergétique et développer la circularité
  • La politique de décarbonation des opérateurs
  • La mutualisation des infrastructures et l’interopérabilité

 

Pour respecter les engagements et délais fixés par les autorités européennes dans le cadre du Plan de relance, le décret relatif sera prochainement approuvé en première lecture par le Gouvernement.

 

Pour le Ministre-Président wallon : « Nous franchissons une étape importante dans la mise en œuvre de notre ambitieux Plan de relance. Le déploiement encadré de la 5G est une réforme structurelle qui permettra à la Wallonie de se doter des technologies les plus modernes et les plus performantes. Il s’agit d’une réforme indispensable pour permettre à la Région de poursuivre son développement économique. Cette réforme va également permettre la création d’emplois durables dans des secteurs d’avenir. Ce déploiement se fera de manière encadrée, et le Gouvernement prendra toutes les précautions qui s’imposent, que ce soit au niveau sanitaire ou environnemental. »

 

Pour le Ministre du Numérique, Willy Borsus : « C’est une avancée très attendue par le monde économique pour laquelle nous avons travaillé ardemment. En effet, le déploiement de la 5G dans ces conditions en Wallonie rendra possible le développement de nombreuses applications bénéfiques à l’innovation et à la compétitivité de nombreux secteurs socio-économiques de notre territoire, parmi lesquels la mobilité, la santé, la sécurité, l’industrie, la logistique mais aussi les médias, les loisirs et l’éducation. En tant que facteur d’innovations industrielles et sociales, la 5G favorisera également la création d’emplois pérennes en Wallonie. La 5G est enfin également nécessaire pour le renforcement des réseaux d’ancienne génération face à la demande et aux besoins croissants observés en matière de télécommunications. Elle bénéficiera donc à la population dans son ensemble »

 

Pour le Ministre de l’Energie, Philippe Henry : « Sur base des recommandations émises par deux groupes d’experts, le Gouvernement a décidé de permettre le déploiement de la 5G, tout en tenant compte du principe de précaution. Nous nous réjouissons que la norme fixée en Wallonie soit parmi les plus protectrices au monde, tant pour la santé que pour l’environnement des Wallon.ne.s. Enfin, le Gouvernement a œuvré pour que le développement de la 5G s’accompagne d’actions et d’engagements ambitieux du secteur, tant en matière climatique que de maîtrise de la consommation énergétique. »

Un engagement structurel de l’ensemble du Gouvernement pour assurer la soutenabilité de la dette wallonne

Pour assurer la durabilité des finances publiques, le Gouvernement wallon se fixe un cap d’économie structurelle. Un nécessaire engagement pour assurer à long-terme la capacité de la Wallonie à mettre en œuvre ses politiques sociales, économiques et environnementales.

 

Contexte

 

Suite à l’impact économique et financier de la pandémie de COVID-19, le Gouvernement wallon a chargé la Commission Externe de la Dette et des Finances Publiques, instaurée en janvier 2021, de lui apporter conseil sur une trajectoire pluriannuelle soutenable pour les finances publiques.

 

En définissant les lignes directrices pour une gestion de la dette claire, le Gouvernement souhaitait pouvoir disposer à l’avenir des moyens financiers utiles et nécessaires pour lui permettre de poursuivre ses ambitions en matière de relance de l’économie, d’assurer ses missions de service public et de maintenir un taux d’endettement soutenable qui ne grève pas les générations futures.

 

Rapport de la Commission externe de la Dette

 

Le rapport de la Commission pointe le taux d’endettement qui, à l’horizon 2030 et à politique inchangée, n’assurera pas la soutenabilité de sa situation financière. Ce constat est notamment lié à l’impact de la pandémie de COVID-19, à la politique volontariste d’investissements publics de la Wallonie mais aussi à des déficits structurels.

 

Selon la Commission, les risques de dérapage de la trajectoire de la dette en cas de chocs économiques, financiers ou budgétaires sont donc élevés et la soutenabilité de la dette régionale n’est donc pas assurée.

 

Engagement du Gouvernement wallon

 

Cette prise d’acte officielle par le Gouvernement wallon des recommandations de la Commission externe de la dette et des finances publiques est un engagement fort et indiscuté.

 

Le Gouvernement wallon s’engage en effet à maîtriser le niveau d’endettement de la Wallonie par un effort nécessairement structurel, modéré mais soutenu, qui permettrait d’infléchir la trajectoire à moyen terme sans sacrifier ses objectifs de relance et sa capacité futur à mener de nouvelles politiques. Considérant la situation actuelle, cette maîtrise passera par la stabilisation du niveau d’endettement d’abord et sa réduction ensuite.

 

Sans un effort structurel cumulatif continu au cours des prochaines années, les moyens d’action de la Région pour l’exercice de ses différentes compétences pourraient devoir subir des réductions importantes et rapides dans une dynamique non plus guidée par une gestion rigoureuse des finances publiques mais relevant plus de mesures d’austérité. Et ce risque s’ajoute à ceux qui pourraient découler d’une éventuelle nouvelle dégradation de la notation financière de la Région.

 

Sur base des recommandations, le Gouvernement wallon s’engage à :

  • Surveiller de façon continue la dynamique de la dette.
  • Accentuer la gestion intégrée des trésoreries et de la dette directe et indirecte.
  • Mettre en place une stratégie graduelle de stabilisation et de réduction du taux d’endettement grâce à une amélioration continue et structurelle du solde brut à financer. Pour y arriver, une amélioration structurelle et cumulative de minimum 150 millions d’euros par an a été recommandée par la Commission Externe de la Dette. Le montant de l’effort structurel devra être affiné chaque année en fonction de l’évolution de la trajectoire à politique inchangée.

 

Le Ministre du Budget reviendra vers le Gouvernement avec les notes visant à opérationnaliser ces recommandations.

La création d’hébergements touristiques nécessitera désormais un permis d’urbanisme

Le Gouvernement de Wallonie, sous l’impulsion du Ministre de l’Aménagement du Territoire, Willy BORSUS, a adopté en première lecture un projet d’arrêté modifiant le Code de Développement Territorial en ce qui concerne la création d’hébergements touristiques. Une fois ce texte en vigueur, il soumettra à permis d’urbanisme la création de gîtes permettant ainsi aux communes concernées de réguler un aspect important de la qualité de vie des habitants.

 

L’activité et l’investissement touristiques sont importants du point de vue économique, notamment en région rurale, et constituent un secteur porteur d’emplois.

 

Cependant, la création d’hébergements touristiques peut, dans certains cas, générer un certain nombre d’incidences négatives sur le cadre de vie, notamment en créant une pression sur le logement et une suroffre locale en hébergements touristiques mais aussi en occasionnant des nuisances pour les riverains.

 

Cet arrêté concerne les hébergements touristiques mis à disposition d'un ou plusieurs touristes, à titre onéreux et même à titre occasionnel.

 

En contribuant à l’encadrement de la fonction touristique d’un point de vue territorial dans une vision de fin de l’artificialisation et de l’étalement urbain, l’arrêté rendra nécessaire l’obtention d’un permis d’urbanisme pour la création d’un hébergement touristique tel qu’un gîte quelle que soit la zone du plan de secteur dans laquelle elle est réalisée et quelle que soit la construction dont l’affectation est modifiée.

 

Notons toutefois que l’arrêté n’entend pas soumettre à permis les hébergements constitués de chambres établies au domicile du demandeur. En d’autres termes, cela concerne certains hébergements qui, en application du Code du Tourisme, pourraient être autorisés à porter la dénomination de « chambres d’hôtes » ou « chambres d’hôtes à la ferme ».

 

Ce type d’hébergement, s’il est établi au domicile de l’exploitant, n’est, en effet, pas susceptible de générer les mêmes incidences. La présence sur place de cette personne est gage d’une utilisation de l’hébergement plus paisible.

 

Il est utile de rappeler que l’obtention d’un permis d’urbanisme ne remplace aucunement les exigences découlant du Code du Tourisme qui demeurent applicables.

 

« Il y avait un vide juridique concernant la création de nouveaux hébergements touristiques. Celui-ci avait pour conséquences d’empiéter sur le cadre de vie des citoyens. C’est un phénomène que l’on a constaté et sur lequel nous nous sommes, entre autres, penchés dans le cadre d’une task-force visant à optimiser le Code de Développement Territorial. Il était nécessaire que des dispositions réglementaires soient prises à cet égard, afin d’éviter une suroffre d’hébergements dans les zones qui génèrent du Tourisme d’une part, avec éventuellement les nuisances excessives qui peuvent en découler, et pour laisser plus d’espace au Logement et à l’acquisition d’une propriété d’autre part. Cette disposition qui exécutait l’article D.IV-4 était réclamée par un certain nombre de communes. »

Plan de relance - Energie : du nouveau concernant les aides pour les ménages à bas revenu (MEBAR)

Sur proposition du ministre de l’Energie Philippe Henry, l’arrêté relatif à l'octroi de subventions aux ménages à revenu modeste pour l'utilisation rationnelle et efficiente de l’énergie a été adopté en 3e lecture par le Gouvernement de Wallonie.

 

Le dispositif, plus connu sous le nom de MEBAR (pour MEnage à BAs Revenu), permet à la Région wallonne d’octroyer une subvention à certains ménages afin de réaliser des travaux ponctuels et ciblés visant l’amélioration des performances énergétiques de leur logement.

 

Grâce au Plan de Relance et au Plan de Sortie de la pauvreté, le budget annuel consacré à ce programme passera d’1,7 millions d’euros à près de 7 millions.

 

Qu’est-ce qui change ?

 

  • Le montant maximal de cette subvention est revu à la hausse et passe de 1365 euros à 2000 euros maximum. Il n’avait plus été revu depuis 2002. C’était devenu une nécessité, notamment vu l’évolution du coût des matériaux mais également pour permettre d’installer des matériaux plus performants sur le plan énergétique. Le montant actualisé devrait par exemple permettre aux bénéficiaires de subventionner jusqu’à totalement l’installation de certains systèmes de chauffage par exemple.
  • Les bénéficiaires seront désormais plus nombreux. En effet, le critère de revenu a été élargi: ce sont désormais les ménages disposant d’un revenu inférieur à l’équivalent du RIS majoré de 30% qui pourront y prétendre (auparavant, le seuil était fixé à l’équivalent du RIS majoré de 20%). A titre d’exemple, le RIS +20% correspond à un revenu de 1.180€/mois pour un isolé, et le RIS +30% à 1.280€/mois.
  • La liste des travaux concernés par cette subvention a été adaptée.

 

Divers travaux peuvent bénéficier du dispositif MEBAR, parmi lesquels :

  • L’isolation des parois,
  • Le remplacement de vitrages et châssis,
  • Le remplacement de systèmes de chauffage (à noter que les poêles à charbon ne pourront plus être subventionnés)
  • Le gainage d'une cheminée

 

« Face à la crise énergétique actuelle, les ménages à bas revenus sont d’autant plus fragilisés. Les aides MEBAR majorées et les conditions d’accès élargies leur offrent un coup de pouce non négligeable. Vu le calendrier, ils pourront envisager des travaux avant l’hiver prochain. Je me réjouis de la révision de ce dispositif, qui était d’ailleurs prévue dans la Déclaration de Politique Régionale. Je tiens à remercier l’administration qui a consulté les acteurs de terrain (CPAS, Fédération des CPAS, Guichets de l’énergie) afin d’identifier des pistes majeures d’amélioration »,déclare Philippe Henry.

 

Comment bénéficier de cette aide ?

 

A l’heure actuelle, pour solliciter une subvention MEBAR, le demandeur doit s'adresser au CPAS de sa commune. C'est ce dernier qui vérifiera, au cas par cas, les conditions d'octroi et qui lancera la procédure si le demandeur et les travaux concernés répondent aux conditions légales.

 

Bon à savoir :

  • A l’avenir, il est prévu d’élargir la porte d’entrée à ce dispositif.
  • Les guichets de l’énergie peuvent également renseigner les candidats à la subvention. Ils ne peuvent cependant pas lancer la procédure.
  • Si le demandeur est locataire, il doit obtenir au préalable l'accord de son propriétaire.
  • Les prestataires qui exécuteront les travaux sont sélectionnés par la Région wallonne via un marché cadre spécifique.
  • Les ménages bénéficiaires ne doivent pas préfinancer le coût des travaux, mais uniquement payer le solde éventuel de la facture.

 

Plus d’infos prochainement sur le portail Energie de la Région wallonne.

 

Mise en œuvre

 

Cet arrêté du Gouvernement wallon entrera en vigueur après sa publication au Moniteur belge, soit vers la mi-mai 2022.

 

Il sera cependant complété par un arrêté ministériel qui prévoit des dérogations pour les ménages sinistrés lors des inondations.  Un délai de 5 ans s’applique normalement entre deux travaux soutenus par MEBAR. Ce délai ne sera pas d’application pour les installations détruites lors des inondations.

470.000 euros pour restaurer le Panorama de la bataille de Waterloo

Le Gouvernement de Wallonie, sur l’initiative de la Ministre du Patrimoine, Valérie De Bue, a octroyé 477.000 euros pour la restauration des toitures du Panorama de la bataille de Waterloo, monument reconnu patrimoine exceptionnel de Wallonie.

 

Les travaux sur les toitures permettront d’éviter la dégradation des toiles à l’intérieur du bâtiment. Le système d’égouttage de ce monument classé sera également restauré. Une mise en lumière du Panorama viendra compléter les travaux. L’ensemble des travaux contribuera à préserver le rôle central et primordial de cet incontournable du patrimoine et du tourisme brabançon.

 

Le Panorama a été inauguré en 1912 en commémoration du centenaire de la bataille de Waterloo. Il est un rare exemple en Europe possédant encore toute ses composantes. Il est aussi connu pour abriter un trésor de la région : une toile peinte monumentale illustrant le champ de bataille du 18 juin 1815, vers 18h.

Un million d’euros pour poursuivre la restauration des toitures de l’Abbaye Notre-Dame du Vivier

Le Gouvernement de Wallonie, sur l’impulsion de la Ministre Valérie De Bue, en charge du Patrimoine, a accordé une subvention d’un million d’euros pour la restauration de l’ensemble des toitures, à l’exception de la toiture de l’aile Est, de l’Abbaye Notre-Dame du Vivier à Marche-les-Dames. Ce monument classé est reconnu patrimoine exceptionnel de Wallonie.

 

Il s’agit de la deuxième phase de travaux de restauration globale de cette ancienne abbaye cistercienne. La première phase, en cours, concerne le renouvellement de la couverture de l’aile Est tandis que la phase présente porte sur la restauration de l’ensemble des toitures de l’aile dite des Moniales.

 

Acquis en 2018 par des propriétaires privés, ce monument classé fait l’objet d’une reconversion ambitieuse qui lui donne une nouvelle vie, inscrite dans la société actuelle. Un projet HORECA d’exception lui a redonné son éclat. À l’issue des travaux de la phase 2, des hébergements y verront le jour.

Tous les éléments de l’abbaye ont été conservés à l’identique. Elle est la seule abbaye de femmes fondée dans le pays de Namur à être restée intacte. Elle a, par ailleurs, accueilli la conférence de presse inaugurale des « Journées du patrimoine 2021 » qui avaient pour thème « Femmes et Patrimoine ».

Wallonie Ambitions OR : Lancement de l’appel à projets - Programmation des projets 2024

Ce jeudi, le Gouvernement wallon a approuvé les lignes directrices du second volet de l’appel à projets Wallonie Ambitions Or. Les candidats vont pouvoir entrer leur candidature jusqu’au 28 octobre 2022.

 

Contexte

 

Un budget de 5 millions d’euros a été dégagé, dès l’exercice 2020, dans le cadre du projet Wallonie Ambitions Or. Pour rappel, ce projet très attendu par le secteur doit permettre à la Wallonie :

D’améliorer la qualité de ses infrastructures afin de mettre les athlètes wallons dans des conditions d’entraînement optimales en vue de leurs prestations sur la scène internationale ;

D’être une terre d’accueil de certaines délégations olympiques, en amont des JO de Paris 2024, afin que notre Région puisse profiter des retombées positives de la compétition tant sur les plans sportif, économique que touristique ;

De soutenir des projets sportifs structurants.

 

Projets subsidiés en 2020

 

Localisation /commune

Demandeur

Objet

Subvention maximale

Soignies

ASBL Rugby Club Soignies

Construction d’un terrain synthétique et de vestiaires.

1.656.700 €

Wavre

RCA Wavrienne des Sports

Aménagement d'un stade régional de hockey avec terrain synthétique et éclairage répondant aux normes de la fédération internationale de Hockey

    500.000 €

Liège

Province de Liège

Réfection de la piste d’athlétisme, du terrain de sports, des gradins et de la voirie spécifique au Complexe sportif de Naimette-Xhovémont 

2.298.680 €

Hannut

RCA Hannut

Aménagement des abords et acquisition du premier équipement sportif du hall d’athlétisme indoor au stade Lucien Gustin

285.900 €

 

Programmation des projets de 2021 à 2023

 

Le 14 juillet 2021, le Gouvernement wallon a approuvé la programmation pluriannuelle des projets Wallonie Ambitions Or pour les exercices 2021 à 2023 :

 

Localisation /commune

Demandeur

Objet

Subvention maximale

Année de programmation

Malmédy

Gymnastique Club Malmedy

Améliorer la qualité de l'équipement gymnique du camp de base des équipes nationales belges de gymnastique pour répondre aux normes olympiques

71.890 €

2021

Wavre

RCA Wavrienne des Sports

Aménagement d'un stade régional de hockey avec terrain synthétique et éclairage répondant aux normes de la fédération internationale de Hockey

   3.062.260 €

2022

Antoing

Ville d'Antoing

Construction d'un complexe cycliste

2.777.840 €

2021

Mettet

Royal Union Motor Entre Sambre et Meuse

Amélioration des outils de l'Académie à Mettet

1.238.990 €

2022

Andenne

RCA Andennaise

Construction d'un centre de tennis de table de haut niveau et de proximité

2.421.240 €

2021

Tubize

RBFA

Modernisation du centre national de Tubize

2.179.280 €

2022

Chapelle-Lez-Herlaimont

Administration Communale de Chapelle Lez Herlaimont

Rénovation et transformation d'infrastructures sportives existantes avec mise en conformité des installations et aménagements pour entrainer dans des conditions optimales le pôle d'excellence fédéral de volley-ball

1.393.170 €

2023

Nivelles

RCA des Sports de Nivelles

Passage d'une piste d'athlétisme à 8 couloirs

1.328.510 €

2023

Seraing

ECETIA intercommunale

Construction d'une salle d'athlétisme indoor

1.562.650 €

2023

Ottignies-Louvain-La-Neuve

Justine Henin Academy ASBL

Développement des infrastructures + Rénovations et améliorations : salle de fitness, vestiaires, espace physique extérieur, accessibilité PMR et gestion de l'eau

497.160 €

2023

 

Programmation des projets 2024

 

Le second volet de cet appel à projets doit permettre à la Wallonie de programmer, pour l’année 2024, les investissements financés au travers de l’enveloppe budgétaire de 5 millions d’euros. La sélection des dossiers tiendra compte de l’adéquation des projets avec les objectifs de « WAO » ainsi que de leur degré de maturité.

 

Les dossiers doivent démontrer comment les critères suivants seront rencontrés grâce au projet d’infrastructure déposé :

  • Projet sportif structurant permettant de mettre les athlètes dans des conditions d’entrainement optimales en vue de leurs prestations sur la scène internationale ;
  • Projet sportif structurant permettant de positionner la Wallonie en tant que terre d’accueil de certaines délégations olympiques en amont des JO de Paris 2024.

 

Les candidats sont tenus de motiver le caractère structurant de leur projet au travers des aspects suivants :

  • Partenariat avec la fédération sportive concernée ;
  • Présence / création d’un centre de formation ;
  • Partenariats divers démontrant l’adhésion au projet ;
  • Utilisation du site par des athlètes de haut niveau ou espoirs sportifs.

 

Les dossiers sélectionnés seront proposés au Gouvernement, afin d’arrêter, au plus tard le 1er décembre 2022, la programmation « WAO » pour 2024.

 

Le taux de subvention du présent appel à projets est de 75 %. Le Gouvernement a la possibilité de plafonner le montant de la subvention.

 

Le formulaire de candidature doit être transmis au plus tard le vendredi 28 octobre 2022 à midi, à l’adresse suivante : Cabinet du Ministre des Infrastructures sportives - Chaussée de Louvain, 2 - 5000 NAMUR.