La grande précarité en Wallonie : des réalités bien différentes

L’IWEPS (Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique) a publié un recueil «Statistique des Relais sociaux urbains wallons 2015». Premier numéro de la collection «Regards Statistiques», il présente sous forme de tableaux des chiffres inédits sur la grande précarité en Wallonie.

Parmi les constats : des profils «utilisateurs» très différents en fonction de la nature des services d’aide (hébergement d’urgence, accueil de jour, aide alimentaire, travail de rue...) et une «spécialisation» dans le type d’aide par zone géographique.

Profils d’utilisateurs différents selon les axes d’intervention des Relais sociaux urbains (RSU)

Derrière ces chiffres, on ne retrouve pas UN profil unique d’utilisateur. La publication met en lumière des profils sociaux d’utilisateurs différents selon les axes d’intervention des partenaires des Relais sociaux urbains.

Répartitions géographiques contrastées et «spécialisations»

Certains Relais sociaux urbains concentrent une grande partie de l’activité de certains axes, ainsi: 66% des utilisateurs des services d’hébergement d’urgence wallons sont dénombrés sur le territoire des Relais Sociaux Urbains de Liège et de Charleroi.

De plus, on semble observer une «spécialisation» de certains RSU: Charleroi accueille 28,4% de l’ensemble des utilisateurs des services d’hébergement d’urgence wallons, contre seulement 13,0% de l’ensemble des utilisateurs des dispositifs d'urgence sociale. Namur accueille seulement 13,2% de l’ensemble des utilisateurs faisant appel aux services d’hébergement d’urgence wallons, contre 22,9% de l’ensemble des dispositifs d’urgence sociale wallons.

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