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Lorsque l'Assemblée wallonne se penche sur la question d'un emblème pour la Wallonie, les propositions d'un emblème ne manquent pas: perron liégeois, étoile, coq, alouette, taureau, sanglier, écureuil. Le jeu de mot Gallus- Gaulois- Gallinacé plaît: le nom latin du coq (gallus) est en effet le même que celui du Gaulois.
Au XIXème siècle, le coq s'est affirmé comme emblème de la République française. Finalement, l'Assemblée wallonne décide: «La Wallonie adopte le coq rouge sur fond jaune, cravaté aux couleurs nationales belges». L'histoire glorieuse de la Principauté de Liège, faite de luttes pour les libertés (Charte de Huy, Paix de Fexhe, perron, déclaration des droits de l'homme du Congrès de Polleur...) inspire les couleurs, le cri et la devise: le coq hardi de gueules sur or, avec le cri «Liberté» et la devise «Wallon toujours!».
Le peintre Pierre Paulus est sollicité par Paul Pastur. Son œuvre est adoptée officiellement le 3 juillet 1913 par une commission d'artistes. Il sera reconnu officiellement par le décret du Conseil culturel de la Communauté française (28 juillet 1975) puis par le décret du Parlement wallon (15 juillet 1998). Dorénavant, la Région wallonne et la Communauté française ont le même drapeau.
Le coq wallon se distingue du coq français par deux traits: la patte droite est levée et le bec est fermé. Le jaune et le rouge, couleurs liégeoises, furent choisis pour souligner le rôle important joué par les Liégeois dans la formation de la conscience wallonne.
Mise à jour : 12/01/2007
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