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Pour affronter la concurrence industrielle américaine et soviétique qui émerge au XXème siècle, la Wallonie se fonde sur ses richesses en matière grise. Elle densifie son réseau d'enseignement supérieur et de recherche en approfondissant des voies ouvertes dans l'Entre-deux-guerres.
Le Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) voit le jour en 1928. Naîtront de cet élan d'autres institutions de recherche.
Parallèlement, la révolution de l'information (télécommunication et informatique) a fait craquer les cadres traditionnels de la recherche et multiplié les capacités de chaque chercheur. Internet a, bien entendu, joué un rôle important en accélérant le processus.
Grâce aux technologies de pointe, les entreprises dans le domaine de la sidérurgie, de la chimie, de la verrerie, de l'aéronautique, du textile, se sont dotées d'outils performants et ont diversifié leur production. Actuellement, ces entreprises sont classées parmi les leaders du marché mondial. Participe à ce challenge un foisonnement de P.M.E. innovantes (2.500 environ) dont les efforts sont quotidiennement relayés par les pouvoirs publics. Les bassins de Liège et de Charleroi témoignent clairement de cette évolution. Sidérurgie, constructions métalliques, mécaniques et électriques, chimie et verrerie constituaient les bases historiques de leur prospérité.
Après avoir subi de profondes restructurations, ces secteurs se sont dotés d'outils hautement sophistiqués impliquant informatique et robotique, se sont diversifiés et sont redevenus performants. Ce développement a également permis l'éclosion de nouvelles activités axées sur des produits de fine technologie.
Charleroi est un pôle de l'industrie aéronautique, graphique, pétrochimique, et de la recherche en biotechnologie, suite à l'importante implantation de l'U.L.B. dans ce domaine d'activité . Les néocéramiques sont la spécialité de Mons et de son Université du Hainaut. Mons n'est pas le seul exemple de coopération université-entreprises réussie. Un cas édifiant à cet égard est celui de Louvain-la-Neuve qui a transformé le Brabant wallon, situé en dehors du pôle d'influence du sillon industriel Sambre-et-Meuse, en une véritable pépinière de sociétés positionnées dans les domaines biomédical et pharmaceutique notamment. Liège développe des activités liées par exemple au secteur spatial, aux logiciels, aux télécommunications ou aux matériaux nouveaux. C'est également là que de grands groupes mondiaux ont choisi d'installer leurs centres de recherche. Dans la banlieue namuroise, un tel phénomène d'attraction devrait être poursuivi, dans le secteur des biotechnologies végétale et agro-alimentaire, grâce à l'installation d'un parc scientifique attaché aux Facultés universitaires de Namur et à la Faculté des sciences agronomiques de Gembloux.

Mise à jour : 10/01/2007
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