A quel point sommes-nous exposés aux pesticides ?

Mercredi, 20 Décembre, 2017

Au printemps 2018, une étude va être lancée à l’échelle régionale afin de mesurer l’exposition des citoyens wallons aux pulvérisations de produits phytopharmaceutiques.

Les phénomènes de dérive durant la pulvérisation ou les phénomènes de volatilisation à partir du sol ou de la végétation peuvent être une source d’exposition aux pesticides non négligeable pour les personnes résidant dans le voisinage des cultures traitées.

Certaines questions restent en suspens et nécessitent des réponses scientifiques pour valider les mesures de protection du public contre cette exposition. C'est dans cette perspective que le Gouvernement wallon a confié à l'Institut scientifique de Service public (ISSeP) la réalisation d'une vaste étude sur l'ensemble du territoire wallon. Elle sera menée en collaboration avec le Centre wallon de Recherches agronomiques (CRA-W) et Gembloux AgroBioTech.

Capteurs sur une mutlitude de sites

Des capteurs d’air et de projection seront installés en bordure de champs, dans des cours d’écoles ou autres sites publics à proximité de champs. Afin de prendre en compte un maximum de paramètres, ils seront placés à différentes distances, derrière des barrières physiques, lors de différentes conditions climatiques…

 

Les principaux objectifs poursuivis par cette opération de mesure sont :

  • d’évaluer l’exposition aux pesticides des populations riveraines de champs cultivés à court terme (dans les 24 h qui suivent le début de l’épandage) et à plus long terme (les jours qui suivent l’épandage) ;
  • d’évaluer la manière dont l’exposition varie en fonction de l’éloignement par rapport à la source ;
  • d’évaluer l’influence réelle de paramètres agronomiques et de la présence d’une barrière physique sur la contamination des zones en bordure de champs ;
  • de vérifier si le modèle prédictif de l’exposition des « résidents », employé lors de l’agrément des substances, permet de couvrir raisonnablement le risque « riverains » et si ce modèle convient pour estimer certains paramètres de protection des riverains contre les dérives de pulvérisation.

Montant de cette étude : 805 000 €.