La pyrale du buis est de retour !

Mardi, 24 Avril, 2018

Des feuilles mortes, des branches dénudées, des squelettes de feuilles et des toiles dans votre buis ? Il s’agit sans doute de la pyrale du buis, un papillon de nuit dont la chenille cause de véritables ravages aux arbustes qui dépérissent rapidement quand les chenilles sont nombreuses et les attaques répétées. Présente en Flandre et à Bruxelles, la pyrale progresse en Wallonie et arrive dans les buxaies sauvages de la vallée de la Meuse et de la région de Chimay.

Elle peut donner jusqu'à trois générations en un an et infester le buis à partir de mars-avril mais aussi de la mi-juin à juillet puis de septembre jusqu'en octobre. Ce sont en effet les chenilles qui dévorent les arbustes, le papillon étant inoffensif. L'infestation se repère aux déjections, vertes et sèches,  retenues par des fils de soie et apparentes au pied des buis.

Comment lutter?

Une fois la pyrale repérée, il faut éviter son infestation par une série de mesures préventives  par ex lors de nouvelles plantations ou de taille des arbustes. Des moyens de lutte physique (ramassage des chenilles, pulvérisation d’eau..) ou biologique (utilisation de nématodes) peuvent également être utilisés.

L'utilisation de produits phytopharmaceutique doit être réduite au maximum et ne peut être utilisée qu'en dernier recours et dans le respect de la réglementation (voir à ce propos le Programme Wallon de Réduction des Pesticides). Il conviendra alors de pulvériser, en soirée, un insecticide à faible impact contenant du spinosad ou du pyrèthre. Le spinosad étant nocif aux abeilles, il doit être évité durant la floraison.

Si le buis a de grandes qualités, notamment en raison de sa croissance douce et de la conservation de la structure qu'on lui donne, certains pépiniéristes préconisent son remplacement par le houx crénelé, le fusain, ou le chèvrefeuille à feuilles de buis.