La couverture numérique mobile s'améliore en Wallonie

Mercredi, 13 Juin, 2018

En décembre 2016, le Gouvernement wallon signait un accord avec les trois opérateurs de réseaux de télécommunications mobiles du pays (Proximus, Orange Belgium, Telenet Group). Cet accord portait sur la suppression des taxes sur les mâts et pylônes, en contrepartie d’un engagement de chaque opérateur d’investir 20 millions d’euros sur quatre années, de 2016 à 2020, en complément des investissements initialement prévus par l’opérateur, afin de combler la couverture mobile (3G/4G) du territoire wallon. A mi-parcours de l’exécution de cet accord, les premiers résultats ont été rendus publics.

A ce jour, 32 millions d’euros ont déjà été investis par les opérateurs (sur l’objectif des 40 millions d’euros prévus à la fin 2018).

Concernant les zones blanches identifiées sur base des données du régulateur fédéral (IBPT), l'analyse de l'accord à mi-parcours sur les 39 communes considérées en « zone blanche » montre que :

  • De janvier 2017 à mai 2018, on est passé de 4 à 27 communes sur 39 présentant une couverture 4G outdoor (mesurée à l'extérieur des bâtiments) de minimum 85% de la population (moyenne des 3 opérateurs mobiles),
  • La moyenne globale de couverture 4G entre les 3 opérateurs pour ces 39 communes est, quant à elle, passée de 71,2 % à 87,5% (certaines communes sont notamment passées de moins de 35% de couverture à plus de 70% voire 90%),
  • Par ailleurs, 17 communes sur les 39 présentent une évolution de couverture 4G outdoor égale ou supérieure à 15%.

Concernant les autres avancées de cet accord, l’analyse commune menée par l'AdN et les 3 opérateurs mobiles montre des évolutions significatives en ce qui concerne la couverture 4G outdoor pour les domaines suivants :

  • Les zones de flux de mobilité régionale que sont les principaux axes de transports routiers et ferroviaires ainsi que les zones aéroportuaires,
  • Les zones d'activités économiques (parcs d'activités économiques),
  • Les zones touristiques,
  • La couverture du territoire par des réseaux dédiés à l'Internet des objets,
  • Des outils d'analyse de la donnée territoriale au bénéfice du développement des projets Smart.

Quelques difficultés subsistent encore. C'est notamment le cas des taxes qui sont toujours enrôlées par certaines administrations communales, mais surtout, provinciales, et aussi, des refus opposés à certains permis qui ralentissent les déploiements programmés par les opérateurs. Ces difficultés ont pour effet de freiner la pleine réalisation de l’accord. Le rapport de mi-parcours montre que des difficultés d'accès à une connectivité mobile de qualité qui subsistent encore aujourd'hui pour certains citoyens et certaines entreprises wallonnes, notamment situés en zone rurale. Or, le Gouvernement wallon et les 3 opérateurs mobiles souhaitent apporter les bénéfices attendus de la transformation numérique à chacun.