Exposition de la Wallonie aux pesticides : premiers résultats

Mercredi, 16 Mai, 2018

Les premiers résultats d'Expopesten, la première étude sur l'évaluation de la présence de plusieurs pesticides dans l'air ambiant en Wallonie, sont aujourd'hui connus.

Dirigée par l'ISSeP, cette étude a enregistré des mesures autour de 12 stations réparties sur le territoire wallon. Au total, 46 pesticides différents ont été analysés tout au long d'une année et dans 12 localités. Sur les 46 substances actives recherchées, ce sont surtout des herbicides et des fongicides qui ont été retrouvés.

Gembloux et Louvain-la-Neuve les plus touchées

C’est dans les localités agricoles de Gembloux, Louvain-la-Neuve, Tinlot et Dour et à Charleroi que les moyennes des concentrations totales mesurées sur l’année ont été les plus élevées. Les concentrations maximales ont été mesurées à Gembloux et Louvain-la-Neuve.

Le nombre de substances actives et la concentration moyenne étaient les plus élevés à Oupeye (localité fruitière) et les moins élevées à Waimes.

Une exposition plus intense au printemps

Les doses respirées sont plus intenses dans les localités agricoles et au printemps, d’avril à juin, lorsque nous passons proportionnellement plus de temps à l’extérieur. L’exposition aux pesticides extérieurs est quasi nulle en hiver.

Les fongicides n'ont été mesurés qu'au printemps et en été, alors que deux pics de concentrations d'herbicides ont été observés au printemps, en été et en automne.

Ces principales périodes de détection des herbicides concordent avec leurs utilisations pour le désherbage sur plusieurs cultures différentes au printemps, en été et sur les champs de céréales d'hiver en automne. En revanche, les insecticides ont été détectés tout au long de l'année.

Une nouvelle étude en Wallonie

Pour consolider les résultats de cette première étude, une nouvelle évaluation plus précise de l'exposition est aujourd'hui nécessaire pour comprendre le lien entre l'exposition aux pesticides et les effets sur la santé humaine.  Dans ce contexte, la Wallonie a confié à l'ISSeP la réalisation d'une nouvelle étude intitulée PROPULPP qui mesurera l'exposition des citoyens wallons aux pulvérisations de produits phytopharmaceutiques.

Des capteurs d'air et de projection seront installés en bordure de champs, dans des cours d'école ou autres sites publics à proximité de chmaps pour évaluer l'exposition aux pesticides des populations riveraines de champs cultivés à court et à plus long terme.